L’agression indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez les filles?

L’agression indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez les filles?

L’agression indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez les filles?

L’agression indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez les filles?s

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Référence bibliographique [3366]

Verlaan, Pierrette, Déry, Michèle, Toupin, Jean et Pauzé, Robert. 2005. «L’agression indirecte : un indicateur d’inadaptation psychosociale chez les filles? ». Criminologie, vol. 38, no 1, p. 9-37.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le principal objectif de notre étude est de déterminer si les filles indirectement agressives présentent davantage de difficultés comportementales et de facteurs de risque sociaux et familiaux que les filles non agressives. Ce faisant, l’étude tentera de déterminer si ces difficultés et facteurs de risque sont les mêmes que ceux observés pour les filles agressives directes. […] Enfin, en raison du peu de travaux qui leur ont été consacrés, l’étude accorde une attention particulière aux caractéristiques sociofamiliales distales et proximales en relation avec l’agression indirecte. » (p. 16)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon est constitué de deux cohortes de filles (n=191) recrutées à une année d’intervalle dans les écoles primaires publiques de deux commissions scolaires des régions de la Montérégie et de l’Estrie. » (p. 16)

Instruments :
« Le questionnaire utilisé [est] une adaptation du Revised Olweus Bully / Victim Questionnaire. » (p. 17)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Les résultats de la présente étude, menée auprès de 191 filles d’âge scolaire primaire et de leurs familles accréditent l’hypothèse voulant que le développement des filles qui manifestent fréquemment des conduites agressives indirectes soit qualitativement différent de celui des filles non agressives, mais analogues à celui des filles directement agressives. Les résultats montrent que les filles manifestant des conduites agressives indirectes éprouvent significativement plus de difficultés sociales et de problèmes de comportements intériorisés et extériorisés que les filles non agressives. Leurs relations parentales sont également davantage détériorées. Toutefois, elles se distinguent des filles qui utilisent à la fois des conduites agressives directes et indirectes par la manifestation moindre de difficultés sociales et comportementales. Nos résultats indiquent qu’il importe de tenir compte de la présence des conduites agressives indirectes dans le dépistage et le développement des conduites mésadaptées chez les filles. » (pp. 9-10)