La transmission de la langue maternelle aux enfants : le cas des couples linguistiquement exogames au Québec

La transmission de la langue maternelle aux enfants : le cas des couples linguistiquement exogames au Québec

La transmission de la langue maternelle aux enfants : le cas des couples linguistiquement exogames au Québec

La transmission de la langue maternelle aux enfants : le cas des couples linguistiquement exogames au Québecs

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Référence bibliographique [333]

Bouchard-Coulombe, Camille. 2011. «La transmission de la langue maternelle aux enfants : le cas des couples linguistiquement exogames au Québec ». Cahiers québécois de démographie, vol. 40, no 1, p. 87-111.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de cette étude est de vérifier dans le contexte québécois la part d’explication apportée par certains facteurs d’ordre socio-démographique dans le choix de transmettre le français ou l’anglais aux enfants issus d’un couple linguistiquement exogame.» (p. 88)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Dans le recensement du Canada de 2006, «[…] les familles résidant au Québec avec des enfants âgés de 2 à 17 ans ayant tous la même langue maternelle et dont les parents forment un couple linguistiquement exogame [ont été retenues pour composer l’échantillon].» (p. 93)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Cette étude a permis de démontrer que les couples linguistiquement exogames du Québec transmettent principalement le français (51 %) et l’anglais (33 %) comme langue maternelle aux enfants, et que dans la moitié des familles, les enfants ont seulement hérité de la langue maternelle de leur mère. Les résultats obtenus ont de plus démontré la place prédominante des langues officielles canadiennes, au détriment des langues non officielles, chez les familles exogames, et ce, malgré le fait que près de 60 % des familles à l’étude soient composées d’au moins un parent de langue maternelle tierce. Cependant, lorsque nous poussons l’analyse, nous remarquons que la langue anglaise exerce une force d’attraction supplémentaire par rapport à la langue française. […] Sachant que plus de 80 % des couples exogames québécois véhiculent le français ou l’anglais comme langue maternelle à leurs enfants et, qui plus est, que l’anglais exerce un pouvoir d’attraction supplémentaire, nous avons cherché à connaître si certains déterminants socio-démographiques sont susceptibles d’expliquer le choix de la langue officielle canadienne transmise aux enfants. La langue maternelle des parents, le lieu de résidence de la famille, le lieu de naissance des enfants, l’âge de ceux-ci et le parcours migratoire des parents sont autant de facteurs qui contribuent à expliquer le choix de la langue transmise.» (p. 107)