Devenir parent au Canada. L’effet de l’allongement des études

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Devenir parent au Canada. L’effet de l’allongement des étudess

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Référence bibliographique [3302]

Bingoly-Liworo, Germain et Lapierre-Adamcyk, Évelyne. 2006. «Devenir parent au Canada. L’effet de l’allongement des études ». Cahiers québécois de démographie, vol. 35, no 2, p. 103-140.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] [N]ous avons choisi d’examiner l’effet de l’allongement de la durée de la formation initiale sur le comportement de fécondité de premier rang, de préférence à la notion plus générale de l’allongement de la durée des études. » (p. 109)

Questions/Hypothèses:
« [...] [Q]u’advient-il du passage au statut de parent une fois que l’on a quitté le système éducatif? Plus spécifiquement, comment à travers les générations, l’allongement de la durée des études s’est-il répercuté sur l’âge à la première naissance et sur la durée séparant la fin des études de la première naissance? Pourquoi certains jeunes à leur sortie du système éducatif deviennent-ils plus rapidement parents alors que d’autres reportent davantage cette transition? Est-ce que le fait d’être en union ou en emploi, compte tenu de l’âge à la fin des études, augmente ou diminue le risque d’effectuer la transition vers la condition de parent biologique? Le comportement des hommes est-il différent de celui des femmes? » (p. 104)

« Deux hypothèses principales sont testées. Premièrement, nous supposons que l’allongement de la durée de la formation initiale augmente l’âge à la première naissance et, qu’en revanche, la durée écoulée avant la venue du premier enfant après la sortie du système éducatif constituerait une fonction négative de l’allongement de la durée des études. Deuxièmement, nous supposons que le calendrier de la venue du premier enfant demeure différencié selon les sexes, indépendamment de l’âge à la fin des études. De ce fait, nous nous attendons à ce que les hommes retardent plus que les femmes la première naissance. » (p. 109)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Les données sur lesquelles s’appuie ce travail proviennent de l’Enquête sociale générale (ESG) sur la famille réalisée par Statistique Canada en 2001. Cette enquête a rejoint un échantillon représentatif stratifié de 24 310 répondants dont 10 664 Canadiens et 13 646 Canadiennes, tous âgés de 15 ans et plus vivant dans des ménages privés dans les dix provinces du pays. » (p. 110) Les auteurs ont limité l’échantillon à la génération de 1930-1965; celui-ci regroupe 4621 hommes et 5541 femmes.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’effet de l’allongement de la durée de la formation initiale sur l’âge à la première naissance et sur la durée écoulée sans enfant depuis la fin des études est examiné à la lumière d’une analyse biographique portant sur 10 161 biographies d’hommes et de femmes, recueillies lors de l’Enquête sociale générale (ESG, cycle 15) de 2001 menée par Statistique Canada. Il ressort que l’effet le plus important du prolongement de la durée de la formation initiale est, d’une part, d’élever l’âge à la première naissance et, d’autre part, de contribuer à l’augmentation de l’infécondité, particulièrement chez les femmes. Par contre, chez les hommes, la durée écoulée entre la fin des études et l’arrivée du premier enfant est négativement associée à l’allongement de la durée des études. Toutefois, quel que soit le sexe, le prolongement des études est associé à une faible propension à devenir parent pour la première fois. Pour un homme, cette transition s’inscrit dans la perspective de l’émancipation individuelle dont l’établissement professionnel est l’un des facteurs clés alors qu’au sortir des études, une femme qui travaille est moins susceptible d’avoir un premier enfant. Enfin, nos résultats confirment la persistance du modèle traditionnel d’établissement familial différencié selon les sexes. » (résumé)