Intervalle intergénésique et mortalité des enfants en Algérie

Intervalle intergénésique et mortalité des enfants en Algérie

Intervalle intergénésique et mortalité des enfants en Algérie

Intervalle intergénésique et mortalité des enfants en Algéries

| Ajouter

Référence bibliographique [3282]

Brahimi, Rabah. 2006. «Intervalle intergénésique et mortalité des enfants en Algérie». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de démographie.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Cette étude répond à un certain nombre de questions qui a trait à l’intervalle entre naissances et la mortalité des enfants en Algérie. » (p. iii)

2. Méthode

Échantillon/Matériau :
« Les données utilisées sont issues de l’Enquête Algérienne sur la Santé de la Mère et l’Enfant réalisée en 1992. L’échantillon analysé est de 5217 enfants âgés de moins de 5 ans avec 4,5% décédés. » (p. iii)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« [En Algérie] le niveau de mortalité infantile demeure élevé et plus de 3 naissances sur 10 sont issues d’intervalles inférieurs à 24 mois. L’intervalle entre naissances ou durée entre naissances successives est une résultante de facteurs biophysiologiques, socio-économiques et environnementaux. Par l’intermédiaire de cet ensemble de facteurs, l’intervalle entre naissances court influence les chances de survie de l’enfant. [...] Nos analyses montrent des écarts significatifs entre les durées d’intervalle entre naissances et indiquent que l’intervalle entre naissances précédent ou suivant court est fortement lié aux variables biodémographiques et socioculturelles. Les quotients de mortalité varient du simple au quadruple et du simple au double selon que l’enfant est issu respectivement d’intervalle entre naissances précédent ou suivant de moins de 24 mois ou supérieurs à 24 mois. Les chances de survie de l’enfant sont faibles quand l’intervalle est inférieur à 24 mois. Ces chances de survie sont davantage plus faibles pour l’intervalle suivant et précédent et ils sont encore davantage pour les enfants ayant connu à la fois des intervalles précédents et suivants inférieurs à 24 mois. L’écart entre les probabilités de survie des enfants issus respectivement d’intervalles précédents supérieurs et inférieurs à 24 mois varie de 1 à 4. Ce risque de décéder est huit fois plus élevé quand l’enfant subit simultanément l’effet des deux intervalles précédent et suivant inférieurs à 24 mois; plus l’intervalle entre naissances est court plus la mortalité des enfants est élevée, surtout au cours de la période néonatale, posnéonatale et durant la petite enfance (cinq premières années). Ces résultats prouvent que la mortalité des enfants est fortement associée à l’intervalle entre naissances court, autrement dit le rapprochement entre naissances a une implication sur la survie. Notre étude fait ressortir les nuances de ces associations entre le rapprochement des naissances et la survie des enfants en essayant de mettre en évidence les différences de mortalité infanto-juvénile selon la durée de gestation, le poids à la naissance, le mode d’allaitement, l’âge de la mère, la survie de la précédente naissance, l’instruction des parents, la contraception et le milieu d’habitation. » (pp. iii-iv)