L’après-parents : étude exploratoire sur les perceptions de mères qui vieillissent avec un adulte ayant une déficience intellectuelle

L’après-parents : étude exploratoire sur les perceptions de mères qui vieillissent avec un adulte ayant une déficience intellectuelle

L’après-parents : étude exploratoire sur les perceptions de mères qui vieillissent avec un adulte ayant une déficience intellectuelle

L’après-parents : étude exploratoire sur les perceptions de mères qui vieillissent avec un adulte ayant une déficience intellectuelles

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Référence bibliographique [32]

Bernard, Marc-André et Goupil, Georgette. 2012. «L’après-parents : étude exploratoire sur les perceptions de mères qui vieillissent avec un adulte ayant une déficience intellectuelle ». La revue canadienne du vieillissement / Canadian Journal on Aging, vol. 31, no 1, p. 65-72.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude exploratoire vise […] à connaître les perceptions de mères québécoises d’un adulte ayant une DI [déficience intellectuelle] sur l’après-parents […].» (p. 66)

Questions/Hypothèses :
«[P]ourquoi ces mères ont-elles fait le choix de garder leur fils ou leur fille à domicile et quelles sont leurs perceptions de ce choix? Quels avantages et quelles contraintes perçoivent-elles à cette cohabitation? Quelles attitudes, rêves et inquiétudes ont-elles vis-à-vis de la planification et de l’après-parents? Quelles sont les personnes envisagées pour prendre leur relève?» (p. 66)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Recrutées par le biais d’associations en DI, âgées entre 49 et 80 ans ( M = 65.1 ans; ÉT = 11.09; Md = 68.15), 12 mères francophones participent à cette étude. […] Six mères habitent la région de Montréal alors que les autres vivent dans les régions de Laval (n = 2), Lanaudière (n = 1), Capitale-nationale (n = 1), Estrie (n = 1) et Chaudière-Appalaches (n = 1).» (p. 67)

Instruments :
- Fiche signalétique
- Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les auteurs résument ainsi les réponses obtenues à leurs quatre questions de recherche : «[1] Les participantes évoquent trois raisons principales pour la cohabitation: 1) la tradition familiale ou le sentiment de responsabilité de la famille; 2) le désir de préserver et de stimuler l’autonomie de l’adulte ayant une DI et 3) les joies de la cohabitation. […] [2] Les contraintes de la cohabitation sont presque toutes d’ordre pratique, soit la planification quotidienne nécessaire et la perte de liberté. Pour les apports, les mères disent gagner en joie de vivre, avoir une vie plus agréable, développer une ouverture d’esprit, la simplicité et un sentiment d’un plus grand dynamisme. […] [3] [I]l est difficile de qualifier l’ampleur de la planification chez les participantes. En effet, la planification est élevée si l’on prend en considération l’ensemble des gestes, mais faible si l’on envisage l’identification d’un lieu de résidence. […] [4] Alors que sept participantes considèrent la fratrie en mesure de prendre la relève, seules trois mères affirment avoir une entente avec la fratrie en regard de l’après-parents. Ceci peut donc laisser sous-tendre de nombreuses «situations intermédiaires». Par exemple, sans héberger l’adulte ayant une DI, un frère ou une soeur peut surveiller les soins en institution ou en famille d’accueil.» (p. 70-71)