L’évolution des familles négligentes : chronicité et typologie

L’évolution des familles négligentes : chronicité et typologie

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L’évolution des familles négligentes : chronicité et typologies

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Référence bibliographique [3153]

Éthier, Louise S., Bourassa, Louise, Klapper, Ulrich et Dionne, Martin. 2006. L’évolution des familles négligentes : chronicité et typologie. Trois-Rivières: GRIN/UQTR.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Tout au long des trois dernières années, soit de 2002 à 2005, quatre objectifs ont été au cœur de nos recherches :
- 1. Au cours des études citées [...], des facteurs psychosociaux ont été liés à la négligence et plus spécifiquement à la négligence chronique. Dans cette étude nous validerons, sur une plus grande population, et sur une plus longue durée (13 ans) les facteurs de risque, individuels et psychosociaux, qui ont été associés à la négligence chronique. [...]
- 2. Le deuxième objectif de recherche est d’évaluer l’expérience paternelle sous l’angle des représentations internes de soi et des enfants.
- 3. Le troisième objectif de recherche consiste à identifier chez les mères des mécanismes psychiques qui ont une influence sur le comportement du parent envers son enfant.
- 4. Finalement, la négligence serait le type d’abus dont les effets chez l’enfant sont les plus dévastateurs. C’est pourquoi le dernier objectif de l’étude vise à évaluer l’impact pour l’enfant d’être négligé au plan du développement affectif et social en tenant compte de la chronicité de la négligence parentale. » (p. 9)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Les familles participant à notre étude longitudinale ont été recrutées au Centre jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec (CJMCQ). Au moment du recrutement, les familles devaient avoir eu un signalement retenu pour un enfant âgé entre 5 et 12 ans, avec une majeure en négligence, et être au niveau de l’application des mesures, c’est-à-dire que la famille, et au moins un des enfants, recevaient des services du Centre jeunesse (CJ). [...] Au cours de l’étude qui a débuté en 1992 et qui s’est poursuivie jusqu’en avril 2005, un total de 201 familles ont participé à la recherche soit 196 mères, 77 pères et 469 enfants dont 211 filles et 258 garçons. » (p. 9)

Instruments :
- Inventaire de potentiel d’abus envers l’enfant (CAPI, Milner 1980);
- Symptom Checklist 90-R (SCL, Dérogatis 1994);
- Parental Child Conflict Tactic Scale pour les enfants de moins de 18 ans (PCCTS, Strauss et al. 1998);
- Childhood Trauma Questionnaire (CTQ, Bernstein & Fink, 1998)
- L’indice de stress parental (PSI, Abidin 1983)
- Le questionnaire sociodémographique (Éthier, Lacharité et Couture, 1991)
- Le questionnaire d’informations sur l’histoire du parent (Éthier et al., 1998)
- Le questionnaire d’informations sur la vie familiale (Éthier et al., 1998)
- Liste des comportements pour enfants d’Achenbach (CBCL, Achenbach et Rescorla 2001)
- Trauma Symptom Checklist for Young Children (TSCYC, Briere 1999)
- Teacher’s Report Form (TRF, Achenbac & Rescorla, 2001)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« L’étude de suivi débutée en 1992 et réalisée en collaboration avec le Centre Jeunesse de la Mauricie et du Centre-du-Québec a permis de faire avancer les connaissances tant au niveau de la compréhension théorique des phénomènes de négligence parentale, que de l’intervention. L’étude longitudinale s’est penchée sur des cas de négligence grave et sur des familles qui présentent plusieurs facteurs de risque à l’endroit des enfants. Ces enfants sont souvent privés de réponses aux besoins physiques de base, ils sont privés d’expériences nécessaires au développement général et ils ne reçoivent pas le soutien émotif permettant de créer une relation d’attachement sécurisante. La recherche a aussi permis de démontrer plusieurs facteurs de risque qui sont présents chez les mères ayant des conduites négligentes. » (p. 5)
« Cette étude a servi à démontrer que les enfants maltraités de manière chronique expriment beaucoup plus de problèmes comportementaux que ceux maltraités de manière transitoire. Par contre, le niveau de ces derniers demeure élevé, comparé aux enfants non maltraités. Il est possible qu’une partie des effets de la maltraitance subie par l’enfant, demeure tout au long de son développement et ce, malgré l’amélioration de la situation familiale. » (p. 8)