Fous, ivres ou méchants? : les parents meurtriers au Québec, 1775-1965

Fous, ivres ou méchants? : les parents meurtriers au Québec, 1775-1965

Fous, ivres ou méchants? : les parents meurtriers au Québec, 1775-1965

Fous, ivres ou méchants? : les parents meurtriers au Québec, 1775-1965s

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Référence bibliographique [300]

Cliche, Marie-Aimée. 2011. Fous, ivres ou méchants? : les parents meurtriers au Québec, 1775-1965. Montréal: Boréal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
À travers cet ouvrage, l’auteure « révèle [l’évolution] des mentalités dans la société québécoise» «[e]n traçant [celle] des formes de filicide et de la jurisprudence en ce domaine […]». (quatrième de couverture)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure s’appuie sur des articles de journaux de l’époque (ex: La Patrie, La Presse, Allô Police, Le Nouvelliste, Le Droit, La Tribune) et y a repéré 140 affaires de filicide qui se sont déroulés de 1775 à 1965. «À ce corpus [...] s’ajoutent 688 affaires du même genre mentionnés dans les journaux et qui ont eu lieu dans le reste du Canada ou dans d’autres pays, et quelques dizaines de cas douteux qui se sont déroulés [...]» (p. 11) au Québec. Enfin, Marie-Aimée Cliche utilise les archives judiciaires pour compléter ses données de recherche.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«Parmi les faits divers rapportés par les médias, il en est peu qui émeuvent autant le public que l’assassinat d’un enfant par ses propres parents. C’est en historienne que Marie-Aimée Cliche aborde ce sujet. Elle privilégie l’étude de cas [et] distingue quatre périodes qui vont de 1775 à 1875, durant lesquelles le filicide est presque entièrement ignoré. Puis la période 1875-1920, qui correspond à la première découverte des enfants martyrs, en Europe comme en Amérique. L’année 1920 représente une coupure au Québec à cause du procès des parents de la petite Aurore Gagnon, qui entraîne une vague de dénonciations. Enfin, la période suivant la Deuxième Guerre mondiale coïncide avec la vulgarisation de la psychologie et marque le début d’une nouvelle ère dans l’histoire de la protection de l’enfance.» (quatrième de couverture)