Attachement et adaptation sociale : étude comparative entre les enfants adoptés à l’international et les enfants vivant avec leurs parents biologiques

Attachement et adaptation sociale : étude comparative entre les enfants adoptés à l’international et les enfants vivant avec leurs parents biologiques

Attachement et adaptation sociale : étude comparative entre les enfants adoptés à l’international et les enfants vivant avec leurs parents biologiques

Attachement et adaptation sociale : étude comparative entre les enfants adoptés à l’international et les enfants vivant avec leurs parents biologiquess

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Référence bibliographique [2989]

Massé, Véronique. 2006. «Attachement et adaptation sociale : étude comparative entre les enfants adoptés à l’international et les enfants vivant avec leurs parents biologiques». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, Faculté des sciences de l’éducation.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude a pour objectifs de vérifier si le fait de développer une relation d’attachement sécurisante à son parent favorise une meilleure adaptation sociale en bas âge et ce, tant chez les enfants issus de contextes d’adoption internationale que chez les enfants vivant avec leurs parents biologiques.» (p. 2)

Questions/Hypothèses :
«En premier lieu, il est attendu que la qualité de la relation d’attachement différera entre les deux groupes : Les enfants adoptés devraient présenter davantage d’insécurité que les enfants non-adoptés. Dans un deuxième temps, il est prédit que les enfants adoptés à l’international présenteront davantage de difficultés au niveau de l’adaptation sociale que les enfants provenant de l’échantillon normatif (enfants québécois vivant avec leur mère biologique). Troisièmement, il est supposé que la relation existant entre la qualité de la relation d’attachement et l’adaptation sociale sera sensiblement la même dans les deux groupes. Ainsi, puisque dans la population normale la sécurité d’attachement est associée à une prévalence moins élevée des difficultés d’adaptation, il est attendu que le même phénomène se retrouvera dans le groupe d’enfants adoptés à l’international.» (p. 26)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
32 enfants adoptés et 38 enfants non-adoptés

Instruments :
Tri-de-cartes
Child Behavior Checklist (CBCL)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Contrairement à ce qui était attendu, les enfants adoptés ont un attachement significativement plus sécurisant que les enfants vivant avec leurs parents biologiques [...]. De plus, le score d’extériorisation est plus bas chez les enfants adoptés que chez les enfants nonadoptés [...]. Cependant, ces résultats ne tiennent pas compte des grandes différences sur le plan socio-économique entre les deux groupes de familles et de la différence d’âge entre les enfants. De plus, le groupe d’enfants adoptés est composé en grande partie de filles, ce qui influence les résultats obtenus. Une régression hiérarchique a été effectuée avec le score d’extériorisation comme variable dépendante, et trois variables socio-économiques comme prédicteurs potentiels. Les résultats indiquent que dans ces deux groupes, le score d’extériorisation est davantage associé aux caractéristiques socio-économiques familiales qu’à la relation d’attachement.» (p. 2)