La Clinique transculturelle à la clinique de pédiatrie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De filiation en métissage

La Clinique transculturelle à la clinique de pédiatrie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De filiation en métissage

La Clinique transculturelle à la clinique de pédiatrie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De filiation en métissage

La Clinique transculturelle à la clinique de pédiatrie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De filiation en métissages

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Référence bibliographique [2935]

Pedneault, Caroline, Ammara, Gisèle, Luong, Tinh et Rashed, Selim. 2006. «La Clinique transculturelle à la clinique de pédiatrie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont. De filiation en métissage ». Santé Mentale au Québec, vol. 31, no 2, p. 57-71.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« La Clinique de pédiatrie transculturelle de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont a la particularité d’être implantée dans un service de pédiatrie générale. Dans ce contexte, c’est l’enfant qui est le porteur de symptômes pour la famille et cette clinique permet de le prendre en charge, dans sa globalité corporelle, affective et culturelle. Les concepts de filiation et d’affiliation étant parmi ceux les plus utilisés par l’équipe de la clinique lors des interventions, les auteurs tentent de les approfondir et de les illustrer par deux cas cliniques. » (p. 57)

Questions/Hypothèses :
« Leur analyse soulève une question importante à laquelle ils tentent de répondre : la résilience est-elle possible en contexte migratoire chez les enfants souffrant de problèmes de filiation et d’affiliation? » (p. 57)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Deux cas cliniques

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« L’analyse de ces deux cas cliniques illustre la grande complexité des troubles de filiation et pose une question fondamentale : la résilience est-elle possible lorsqu’on souffre de tels troubles dans un contexte de migration? D’une part, la filiation touche le coeur de notre identité. [...] Une filiation fragilisée ou ambivalente pourrait donc avoir des conséquences pour le reste de notre vie sur notre structure psychique. D’autre part, plusieurs études ont démontré que la qualité du lien parental et l’état psychologique des parents migrants ont un impact significatif sur la résilience de leurs enfants. [...] On peut alors facilement s’imaginer qu’un individu ayant à la fois développé une filiation ambivalente et vécu un processus migratoire douloureux pourra difficilement ancrer les bases de sa structure psychique afin d’accéder à un certain équilibre mental, lui permettant de vivre en harmonie avec le monde du dedans et du dehors et de réussir son métissage. Ce n’est certes pas impossible, mais cela présuppose, pour Pablo et Esmeralda du moins, un long et patient processus thérapeutique qui tient compte de ces deux dimensions indissociables de la culture. » (pp. 67-68)