Pères et paternité dans l’oeuvre de Gilles Archambault

Pères et paternité dans l’oeuvre de Gilles Archambault

Pères et paternité dans l’oeuvre de Gilles Archambault

Pères et paternité dans l’oeuvre de Gilles Archambaults

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Référence bibliographique [2873]

Saint-Martin, Lori. 2006. «Pères et paternité dans l’oeuvre de Gilles Archambault ». Voix et Images, vol. 31, no 2, p. 49-70.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« L’auteure du présent article examine les constantes du portrait de la paternité qui se dégage de l’ensemble de l’œuvre [de Gilles Archambault], mais aussi son évolution au fil des décennies. » (p. 49)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Œuvres de Gilles Archambault

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Gilles Archambault a la particularité de mettre en scène trois générations de pères et d’enfants : une première génération d’hommes durs et autoritaires, convaincus que leurs fils n’arriveront jamais à rien; une deuxième génération de fils marqués par ce discours paternel et qui restent, à bien des égards, de grands enfants; enfin, une troisième génération de filles et de fils souvent révoltés contre leur père et qui claquent très jeunes la porte de la maison familiale. C’est surtout la génération du milieu, fils écrasés et pères inquiets, qui retient le romancier; ses protagonistes, qui vieillissent en gros au même rythme que lui, appartiennent presque exclusivement à ce groupe. Si les pères de la première génération ont rarement la parole, ceux de la génération du milieu narrent souvent leur propre histoire, du moins en partie : ce sont les seuls à être représentés aussi bien en tant que fils (nous ne savons rien de l’enfance de leur père) qu’en tant que pères (leurs enfants deviennent parfois parents, mais cette expérience n’est pas décrite). Cette parole romanesque donnée très tôt aux pères démarque l’œuvre de Gilles Archambault, tout comme la complexité des relations familiales étalées sur trois générations, lesquelles soulèvent notamment les questions de la transmission et de l’adoption d’un nouveau modèle paternel. Cette réflexion d’une grande profondeur et d’une lucidité amère, d’autant plus riche qu’elle épouse la double perspective de l’homme non seulement en tant que fils, mais aussi en tant que père, est presque sans égale dans la littérature québécoise. Pour l’étudier, nous nous attarderons d’abord aux relations qui unissent la première génération à la deuxième, racontées surtout selon la perspective du fils, pour passer ensuite aux rapports entre la deuxième génération et la troisième, présentés pour l’essentiel du point de vue de ces mêmes fils devenus pères. Mais auparavant, comme la paternité, au même titre que la maternité, est une construction sociale et que devenir père équivaut en quelque sorte à devenir homme, il nous faut étudier la représentation de la masculinité chez Archambault. » (p. 51)