Stress perçu et les issues de la grossesse

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Référence bibliographique [2858]

St-Laurent, Jennifer. 2006. «Stress perçu et les issues de la grossesse». Mémoire de maîtrise, Sherbrooke, Université de Sherbrooke, Département d’obstétrique et de gynécologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le principal objectif de cette étude est d’évaluer l’impact du stress maternel perçu sur la durée de la grossesse et sur la croissance foetale par le biais d’un modèle psychosocial tout en tenant compte des facteurs biomédicaux. » (p. vii)

Questions/Hypothèses :
« L’hypothèse étant que le stress maternel influence directement la durée de la grossesse et la croissance intra-utérine mais que cette relation est modulée par la présence de facteurs psychosociaux tels que l’estime de soi et le soutien social. » (p. vii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« [L]a présente étude a utilisée une base de donnée provenant d’une étude antérieure: Étude des déterminants des issues défavorables en Montérégie. Les participantes sont des femmes enceintes de 16 à 20 semaines [...] les questionnaires complets de 1602 femmes ont été retenus et compilés. » (p. vii)

Instruments :
Les participants « [...] ont voulu répondre à un questionnaire auto-administré lors de leur attente pour une échographie obstétricale de routine dans 9 des 10 hôpitaux de la Montérégie entre novembre 1997 et mai 1998. » (p. vii)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« Les facteurs biomédicaux, tels que la santé maternelle et l’historique obstétrical, n’expliquent pas plus que la moitié des issues défavorables de la grossesse comme la prématurité et le retard de croissance intra-utérine (WILSON et SCHRIRFRIN, 1980). Les récentes études soulèvent que le stress maternel durant la grossesse a un rôle important dans l’issue. [...] La présente étude débuta par une recension des écrits portant sur les corrélations entre ces variables. [...] Ensuite, une analyse par pistes causales avec le programme d’équation structurelle Amos 4.0 a été appliqué sur le modèle pour le valider et au sein des 2/3 de l’échantillon. [...] Seul le score biophysique (IMC et l’âge maternel), un indice composé à partir d’une analyse en composantes principales, a prédit la durée de la grossesse (poids 0.050; p=0.044). Plus précisément, plus l’IMC est élevé moins la durée de grossesse est longue. L’effet du stress perçu sur la durée de la grossesse est non significatif (poids 0.030; p=0.235). Les variables qui expliquent directement la croissance intra-utérine sont: le tabagisme (poids -0.236; p<0.001), le score biophysique (poids 0.129; p<0.001), la santé maternelle (poids -0.053; p=0.031) et l’histoire obstétricale (poids -0.085; p<0.001). Le stress perçu n’influence pas de façon significative la croissance intra-utérine. En conclusion, l’hypothèse selon laquelle la durée de grossesse et la croissance foetale, sont influencées par le stress perçu maternel ne s’est pas confirmée. » (pp. vii-viii)