Nouvelles formes de régulation de la famille au Canada et au Québec : avant-gardisme et marginalisation

Nouvelles formes de régulation de la famille au Canada et au Québec : avant-gardisme et marginalisation

Nouvelles formes de régulation de la famille au Canada et au Québec : avant-gardisme et marginalisation

Nouvelles formes de régulation de la famille au Canada et au Québec : avant-gardisme et marginalisations

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Référence bibliographique [2855]

Tahon, Marie-Blanche. 2006. Nouvelles formes de régulation de la famille au Canada et au Québec : avant-gardisme et marginalisation. http://dx.doi.org/10.7202/015779ar. Page consultée le 27 juillet 2007.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Ce texte présente les nouvelles législations canadienne et québécoise en matière de mariage civil et de filiation. Elle s’attache surtout à la loi québécoise qui a instauré un nouveau système de filiation : la bimaternité d’origine. Mais non la bipaternité d’origine puisqu’elle interdit ’toute convention par laquelle une femme s’engage à procréer ou à porter un enfant pour le compte d’autrui’. » (résumé)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« En instaurant de nouvelles règles de filiation, la loi québécoise s’est abstenue d’aborder la question de la pluriparentalité qui s’impose dans 9 familles homoparentales sur 10 et dans des familles hétéroparentales de plus en plus nombreuses. » (résumé) « L’avant-gardisme de la loi 84 qui légalise la bimaternité en tant que copie de la biparenté (hétérosexuelle) laisse dans l’indétermination les relations de la majorité des enfants qui vivent dans une famille homoparentale avec la compagne de leur mère ou le compagnon de leur père. L’adoption de la bimaternité illustre, paradoxalement certes, la valorisation de la ’filiation par le sang’, au détriment de la ’parenté sociale’. Le paradoxe tient à ce que cette ’filiation par le sang’ suppose la réduction du sperme à de l’eau de pluie. En instaurant la présomption de maternité pour la femme qui n’a pas donné naissance, cette loi consacre la représentation spontanée du ’désir d’enfant’, selon la graphie de Christine Delphy (2002, 78), congénitalement féminin. Que la ’parenté sociale’ ait été occultée dans un débat portant sur le statut à accorder aux familles homoparentales – dans lesquelles elle est le plus spontanément représentable – augure mal de la possibilité que la pluriparentalité fasse rapidement l’objet d’une nouvelle réforme globale du droit de la famille. »