Le taux de suicide des jeunes hommes québécois : facteurs de risques et de protection

Le taux de suicide des jeunes hommes québécois : facteurs de risques et de protection

Le taux de suicide des jeunes hommes québécois : facteurs de risques et de protection

Le taux de suicide des jeunes hommes québécois : facteurs de risques et de protections

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Référence bibliographique [2709]

Caron, Jean et Robitaille, Claire. 2007. «Le taux de suicide des jeunes hommes québécois : facteurs de risques et de protection ». Recherches Sociographiques, vol. 48, no 3, p. 97-120.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude se propose d’analyser si certains indicateurs sociaux peuvent rendre compte des difficultés d’intégration sociale des jeunes dans la société québécoise qui pourraient augmenter leur détresse par un affaiblissement de facteurs de protection reliés à leur plus grande difficulté de combler leurs besoins d’attachement et la confirmation de leur valeur sur le plan social.» (p. 98)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données du Registre des événements démographiques du Québec, ISQ-MSSS (fichier des décès)
Données de Statistique Canada
Données du ministère de l’Éducation du Québec.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Des indicateurs socioprofessionnels, familiaux et scolaires ont été mis en relation avec les taux de suicide des jeunes hommes et femmes de 15-19 ans et 20-24 ans pour la période 1979-1999. Des corrélations significatives montrent que la croissance des taux est reliée positivement pour les adolescents de 15-19 ans à l’augmentation des taux de divorce et de familles monoparentales et que les taux de suicide sont négativement reliés aux taux d’activité. Plusieurs indicateurs scolaires montrent également des relations significatives avec ces taux de suicide. Toutefois, lorsque l’ensemble des indicateurs sont introduits dans des analyses de régression dans un modèle multivarié, seuls les taux de divorce et de familles monoparentales conservent leur pouvoir de prédiction chez les hommes des deux catégories d’âge. Ces analyses ne retiennent que le taux de familles monoparentales chez les filles de 15-19 ans et le taux d’activité chez celles de 20-24 ans. Les résultats suggèrent l’augmentation de certains facteurs à risque du suicide chez les jeunes, reliée à une dislocation grandissante des familles, premier lieu des relations d’attachement. D’autre part, les difficultés d’accéder à l’emploi chez les jeunes femmes contribueraient à affaiblir le soutien social qui permet la confirmation de leur valeur et l’accès à leur autonomie.» (p. 97)