Suicide des jeunes et crise de la famille : la question de l’anomie

Suicide des jeunes et crise de la famille : la question de l’anomie

Suicide des jeunes et crise de la famille : la question de l’anomie

Suicide des jeunes et crise de la famille : la question de l’anomies

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Référence bibliographique [2669]

Dagenais, Daniel. 2007. «Suicide des jeunes et crise de la famille : la question de l’anomie ». Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, vol. 55, no 5-6, p. 337-344.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteur tente de comprendre le suicide des jeunes aujourd’hui à l’aulne de la notion d’anomie développée par Durkheim, un des pères fondateurs de la sociologie.

2. Méthode


Type de traitement des données :
Analyse théorique

3. Résumé


« Je crois que le suicide des jeunes s’offre à l’interprétation comme le symptôme d’un problème de passage à l’âge adulte, problème qui apparaît d’emblée de nature sociétale. En effet, puisque la maturation d’un jeune en adulte n’est pas un processus de nature physique, mais psychologique; et puisque cette maturation ne résulte pas de la croissance de dispositions endogènes, mais de l’atteinte d’une étape extrodéterminée, force nous est de considérer que le problème ne réside pas en les jeunes, mais en leur société, ou, si l’on préfère, en ceux qui ont la charge de mener chaque cohorte de nouveau-nés, dont aucun n’a demandé à naître, à la pleine maturité, ou à ce qu’Erik Erikson a appelé la générativité. Plus profondément, je crois que le phénomène du suicide des jeunes nous met en mesure de comprendre le rôle que la fondation d’une famille jouait, jusqu’à tout récemment, comme rituel de passage à l’âge adulte. » (pp. 337-338)