Classification du retard de langage à deux ans et analyse des caractéristiques personnelles et sociofamiliales associées et de leur cumul

Classification du retard de langage à deux ans et analyse des caractéristiques personnelles et sociofamiliales associées et de leur cumul

Classification du retard de langage à deux ans et analyse des caractéristiques personnelles et sociofamiliales associées et de leur cumul

Classification du retard de langage à deux ans et analyse des caractéristiques personnelles et sociofamiliales associées et de leur cumuls

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Référence bibliographique [2644]

Desmarais, Chantal. 2007. «Classification du retard de langage à deux ans et analyse des caractéristiques personnelles et sociofamiliales associées et de leur cumul». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, Faculté de médecine.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans cet article, les objectifs suivants sont poursuivis :
- Délimiter des sous-groupes au sein des enfants ayant un retard de vocabulaire expressif en s’appuyant sur les habiletés de compréhension ainsi que d’expression et d’engagement à la communication des sujets.
- Caractériser ces sous-groupes sur la base des déterminants de l’acquisition lexicale.
- Décrire les facteurs de risque personnels et sociofamiliaux associés au développement du langage chez ces enfants de deux ans qui présentent un retard de vocabulaire expressif ou un retard affectant aussi d’autres aspects du développement langagier.
- Estimer l’association entre les facteurs de risque mesurés et le type de retard de langage au sein des sous-groupes.
- Évaluer l’association d’un cumul de facteurs de risque à un retard de langage qui va au-delà du retard de vocabulaire expressif. (pp. 14-15)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« Soixante-huit enfants de 18 à 35 mois ayant un retard langagier participent à l’étude. » (p. ii)

Instruments :
- L’échelle « Mots qu’emploient les enfants de l’adaptation franco-québécoise du MCDI (Fenson et al., 1993; Trudeau et al., 1999) »;
- une « Adaptation franco-québécoise du Infant-Toddler Language Scales - ITLS (Rossetti, 1990; Sylvestre & St-Cyr Tribble, 2001) »;
- une « Adaptation franco-québécoise du MCDI (Fenson et al., 1993; Trudeau et al., 1999) »;
- le « Bayley Scales of Infant Development -BSID, 2nd edition (Bayley, 1993) »;
- une « Adaptation en français du Child Behavior Checklist for Ages 1 ½ -5 (Achenbach and Rescorla, 2000)»;
- le « Questionnaire de l’Enquête Santé Québec – ESQ (Rivière-des-Prairies, 1992) »;
- une « question ajouté au Questionnaire ESQ »;
- une « Adaptation en français du Composite International Diagnostic Interview Simplified (Kovess & Fournier, 1990) »;
- « 9 questions sur 75 de l’adaptation en français du Knowledge of Infant Development Inventory : Human Development and Family Studies (McPhee, 1981) »;
- le « Questionnaire de Stimulation de la Communication (Sylvestre, St-Cyr Tribble, Payette et Cronk, 1998) »;
- le « Index Short Form (Abidin, 1990) »;
- le « Questionnaire ESQ »;
- une « Adaptation franco-québécoise du Perceived Adequacy of Resources Scale (Rowland, Dodder & Nickols, 1985) ». (pp. 114-115)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


« À deux ans, 15 % des enfants présentent un retard de vocabulaire expressif dans le contexte d’un développement global harmonieux. Chez certains de ces enfants, on observe aussi un retard sur le plan du développement socio-affectif et des attributs défavorables à la stimulation parentale. De plus, la moitié de ces enfants auront un trouble langagier persistant. Une recension des écrits soulignant l’importance de se pencher sur l’hétérogénéité développementale observée chez ces enfants ainsi que sur une explication multifactorielle du développement de l’enfant sous-tend les principaux objectifs de cette recherche. [...] Les résultats indiquent une forte association entre la performance langagière et le développement cognitif. De plus, le cumul de facteurs de risque est associé à l’appartenance au groupe présentant un retard de langage qui va au-delà du retard de vocabulaire expressif. [...] Les résultats confirment l’importance de tenir compte d’habiletés langagières qui vont au-delà du retard de vocabulaire à deux ans et permettent d’identifier des sous-groupes au sein de cette population. L’association entre un retard de langage et un cumul de facteurs de risque suggère une intervention qui, en plus des aspects langagiers, doit cibler les caractéristiques familiales et environnementales de ces enfants. » (p. ii)