Rapport de recherche : L’homophobie, pas dans ma cour! Phase 1 : le diagnostic

Rapport de recherche : L’homophobie, pas dans ma cour! Phase 1 : le diagnostic

Rapport de recherche : L’homophobie, pas dans ma cour! Phase 1 : le diagnostic

Rapport de recherche : L’homophobie, pas dans ma cour! Phase 1 : le diagnostics

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Référence bibliographique [2598]

Émond, Gilbert et Bastien Charlebois, Janik. 2007. Rapport de recherche : L’homophobie, pas dans ma cour! Phase 1 : le diagnostic. Montréal: GRIS-Montreal.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Les objectifs principaux de la recherche s’inscrivant dans le projet ’L’homophobie, pas dans ma cour!’ sont les suivants : - Comprendre l’homophobie chez les jeunes. [...] - Déterminer quelle est la compréhension qu’ont les jeunes de l’homophobie.» (p.8)

Questions/Hypothèses :
«Quels sont les portraits de l’homophobie dressés dans la littérature spécialisée? [...] Quelle est la prévalence minimale des gestes homophobes à l’école? [...] Quelle est la compréhension de l’homophobie par les jeunes? [...] Les jeunes pourraient-ils être habiletés à devenir des intervenants ou des agents multiplicateurs?» (pp.8-9)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses
1097 jeunes du secondaires de la région de Montréal

Instruments :
Questionnaires
Guide d’entrevue de groupe semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse statistique
Analyse de contenu

3. Résumé


Ce projet de recherche de GRIS-Montréal cherche à connaître «[...] comment les élèves du secondaire sont à la fois conscients et sensibles aux événements homophobes qui se passent dans leur environnement scolaire et, par extension, dans leur vie sociale et personnelle.» (p.7) L’étude effectue d’abord une vaste revue de la littérature sur le problème de l’homophobie, dans la société en général et dans les écoles en particulier. Cette étude montre que, malgré les récentes évolutions socio-juridiques en ce domaine (l’accès au mariage pour les couples de même sexe, notamment), l’école continue de véhiculer une représentation unique de la famille (hétérosexuelle). Le milieu familial, aussi, projette généralement sur sa progéniture un avenir hétérosexuel idéalisé, qui rend l’annonce par le jeune de son homosexualité d’autant plus difficile et décevante pour les parents. «En rassemblant les écrits sur les impacts de la discrimination homophobe, un taux élevé de victimisation a été relevé. Les personnes ciblées par l’homophobie, tout particulièrement les lesbiennes, les gais et les bisexuel(le)s, sont plus susceptibles : -D’éprouver des difficultés scolaires - D’adopter des conduites sexuelles à risque - De consommer des drogues - De fuguer - D’atteindre à leur vie ou à leur intégrité corporelle.» (p.123) La recherche effectuée, aux volets quantitatif et qualitatif, a permis de montrer qu’une «[...] proportion significative de jeunes [...] sont inconfortables à l’idée d’avoir une meilleure amie lesbienne ou un meilleur ami gai [...]» (p.124), l’inconfort étant plus marqué chez les garçons. L’homophobie s’exprime aussi par de multiples formes de rejet, de dépréciation, de menaces, ouvertes ou plus insidieuses.