Fous, prodigues et ivrognes : familles et déviance à Montréal au XIXe siècle

Fous, prodigues et ivrognes : familles et déviance à Montréal au XIXe siècle

Fous, prodigues et ivrognes : familles et déviance à Montréal au XIXe siècle

Fous, prodigues et ivrognes : familles et déviance à Montréal au XIXe siècles

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Référence bibliographique [2378]

Nootens, Thierry. 2007. Fous, prodigues et ivrognes : familles et déviance à Montréal au XIXe siècle. Montréal: McGill-Queen’s University Press.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
- Analyser les interfaces où les groupes concernés se rencontrent et interagissent;
- Disséquer les lieux de contact (zones de conflit, d’échange, de collaboration ou de négociation, c’est selon) qui les mettent en présence les uns des autres;
- Interroger les normes et la manière dont elles s’inscrivent dans les rapports sociaux.

Questions/Hypothèses :
« Comment la déviance est-elle vécue à Montréal au dix-neuvième siècle et de quelle façon toutes les parties impliquées, des parents et amis jusqu’aux institutions asilaires, participent-elles à la résolution (nécessairement imparfaite) de ce problème? Plus précisément, quels sont les rapports de pouvoir et les interactions à l’oeuvre dans la régulation de la déviance? » (p. 5)

2. Méthode


Type de traitement des données :
Recension des écrits

3. Résumé


« Vivre avec un individu alcoolique, dérangé dans son esprit ou dépensier à l’excès pouvait s’avérer désastreux pour les familles montréalaises forcées de s’adapter aux exigences et aux risques du capitalisme industriel. Craignant de perdre leur statut social et leur respectabilité, plusieurs d’entre elles ont requis l’interdiction judiciaire d’un de leurs membres, en vue de lui retirer sa capacité civile. L’enfermement des personnes jugées anormales connut aussi un succès grandissant au fil du dix-neuvième siècle. À travers l’analyse de près de 500 procédures d’interdiction engagées entre 1820 et 1895, Fous, prodigues et ivrognes examine les interactions entre les acteurs impliqués dans la régulation de la déviance : familles, système judiciaire, institutions asilaires et médecins. Tournant le dos à l’approche institutionnelle classique, Thierry Nootens considère la famille - et non l’État, la profession médicale ou l’asile - comme le lieu principal de définition et de régulation des diverses formes de déviance. » (résumé)