Le statut socio-économique de la famille et le développement cognitif dans la première année de vie

Le statut socio-économique de la famille et le développement cognitif dans la première année de vie

Le statut socio-économique de la famille et le développement cognitif dans la première année de vie

Le statut socio-économique de la famille et le développement cognitif dans la première année de vies

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Référence bibliographique [2376]

Normand, Claude L., Baillargeon, Raymond H. et Brousseau, Julie. 2007. «Le statut socio-économique de la famille et le développement cognitif dans la première année de vie ». Revue canadienne des sciences du comportement / Canadian Journal of Behavioural Science, vol. 39, no 3, p. 202-219.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Les principaux objectifs de la présente étude sont de déterminer : a) si les nourrissons d’environ cinq mois dans la population québécoise diffèrent entre eux quant à l’habileté à coordonner vision-préhension afin de saisir un objet présent dans le champ de vision, et si oui, b) si les garçons et les filles diffèrent entre eux quant à l’habileté en question, c) s’il existe une association entre les diverses facettes du SSE énumérées plus haut prise une à une et l’habileté en question chez les enfants d’environ cinq mois dans la population québécoise après avoir contrôlé pour des biais potentiels de mesure, et si oui, d) si celle-ci varie selon le sexe du nourrisson. » (p. 205)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
« L’échantillon provient de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ), menée par Santé Québec, une division de l’Institut de la statistique du Québec [...] Les 2 223 nourrissons participant à l’étude ont précisément 59 à 64 semaines d’âge de gestation [...] » (p. 205)

Instruments :
« [L]e développement cognitif des nourrissons de cinq mois a été évalué à l’aide d’une tâche adaptée des échelles ordinales du développement d’Uzgiris et Hunt (1989, p. 165-166). [...] [Ensuite] l’intervieweure présente un anneau de couleur à la hauteur du nez ou de la bouche du nourrisson à une distance d’environ 12,5 à 15 centimètres du visage. Il s’agit pour le nourrisson de saisir l’anneau. » Le statut socio-économique est également évalué. (pp. 205-206)

Type de traitement des données :
Analyses statistiques

3. Résumé


« Le développement cognitif des enfants est lié à la qualité de l’environnement dans lequel ils grandissent. Le statut socio-économique (SSE) de la famille peut servir d’indice de qualité de cet environnement. À ce jour, aucune enquête épidémiologique n’a évalué le développement cognitif des enfants de moins de deux ans en lien avec leur SSE familial. Le but de la présente étude est d’évaluer, auprès de 2 223 nourrissons de cinq mois de l’Étude longitudinale du développement des enfants du Québec (ÉLDEQ), la relation entre plusieurs facettes du SSE sur une acquisition-phare de la période sensori-motrice : l’habileté à coordonner les schèmes de vision et de préhension pour saisir un objet à sa portée. Outre le revenu familial et le niveau d’éducation des parents, l’âge de la mère et du père au moment de l’enquête, le type de famille dans laquelle vit le nourrisson, le nombre d’enfants dans la famille, le statut d’immigrante de la mère ainsi que l’âge de la mère à la naissance de son premier enfant sont considérés dans le SSE. Des analyses de classes latentes permettent d’estimer le niveau de développement cognitif des nourrissons, puis un modèle loglinéaire est appliqué pour rendre compte de l’association entre les diverses facettes du SSE et le niveau de développement cognitif des participants. Les nourrissons d’environ cinq mois dans la population québécoise diffèrent entre eux quant à l’habileté à coordonner vision-préhension, sans que par ailleurs ces différences soient reliées au sexe du nourrisson. Les nourrissons qui ont le moins de frères et soeurs, et dont la mère est plus jeune et non immigrante, sont plus susceptibles de coordonner vision-préhension à cinq mois, et cela sans égard au sexe. En conclusion, ces résultats suggèrent qu’il existe une variation importante quant au rythme de développement cognitif dans la première année de vie, laquelle est associée à certaines facettes du SSE de la famille. » (p. 202)