Initiation de la consommation d’ecstasy chez les adolescents québécois à la fin du secondaire : prédicteurs distaux et proximaux

Initiation de la consommation d’ecstasy chez les adolescents québécois à la fin du secondaire : prédicteurs distaux et proximaux

Initiation de la consommation d’ecstasy chez les adolescents québécois à la fin du secondaire : prédicteurs distaux et proximaux

Initiation de la consommation d’ecstasy chez les adolescents québécois à la fin du secondaire : prédicteurs distaux et proximauxs

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Référence bibliographique [236]

Gagnon, Valérie, Fallu, Jean-Sébastien, Brière, Frédéric N. et Janosz, Michel. 2011. «Initiation de la consommation d’ecstasy chez les adolescents québécois à la fin du secondaire : prédicteurs distaux et proximaux ». Revue canadienne de psychiatrie / Canadian Journal of Psychiatry, vol. 56, no 1, p. 62-70.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de la présente étude est d’identifier des prédicteurs de l’initiation de la consommation d’ecstasy en secondaire 5 (16–17 ans) chez des élèves du secondaire.» (p. 63)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La présente étude est menée auprès d’un échantillon tiré du projet d’évaluation de la stratégie d’intervention Agir autrement, programme du ministère de l’Éducation, du Loisir et du Sport du Québec. Les données ont été recueillies pendant cinq années consécutives (2004–2008) dans 69 écoles secondaires de milieux défavorisés du Québec. L’échantillon initial comportait 6259 élèves en secondaire 1 (12–13 ans) lors de la première collecte.» (p. 63-64) L’échantillon final compte 2 162 personnes.

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Globalement, les résultats suggèrent que ce sont principalement les variables de consommation et de déviance individuelle et des pairs au début du secondaire, mais particulièrement à la fin, qui sont les plus prédictives de l’initiation de la consommation d’ecstasy. Les caractéristiques plus intériorisées (sentiments dépressifs, isolement social), de même que certains facteurs familiaux (conflit avec les parents, supervision parentale) et scolaires (engagement scolaire, rendement), ne semblent pas prédictifs de l’initiation d’une drogue comme l’ecstasy.» (p. 66) «Il est également important de souligner que la seule variable familiale significativement prédictive est l’engagement parental. Ce résultat est somme toute surprenant si l’on considère l’appui empirique reçu par les facteurs familiaux en ce qui a trait à la consommation de substances et d’ecstasy, particulièrement en ce qui concerne la supervision. Il est ainsi plausible que dans notre échantillon, soit chez des adolescents issus de milieux défavorisés n’ayant pas initié la consommation d’ecstasy avant le secondaire 5, l’engagement parental soit plus efficace que la supervision parentale pour prévenir l’initiation d’une drogue comme l’ecstasy. Il est également possible que l’effet d’une faible supervision parentale soit médiatisé et expliqué par la consommation d’autres substances ou encore par l’association à des pairs déviants.» (p. 68)