Blackness, haïtianité et québécitude : modalités de participation et d’appartenance chez la deuxième génération d’origine haïtienne au Québec

Blackness, haïtianité et québécitude : modalités de participation et d’appartenance chez la deuxième génération d’origine haïtienne au Québec

Blackness, haïtianité et québécitude : modalités de participation et d’appartenance chez la deuxième génération d’origine haïtienne au Québec

Blackness, haïtianité et québécitude : modalités de participation et d’appartenance chez la deuxième génération d’origine haïtienne au Québecs

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Référence bibliographique [2333]

Potvin, Maryse. 2007. «Blackness, haïtianité et québécitude : modalités de participation et d’appartenance chez la deuxième génération d’origine haïtienne au Québec». Dans La deuxième génération issue de l’immigration : une comparaison France-Québec , sous la dir. de Maryse Potvin, Eid, Paul et Venel, Nancy, p. 137-170. Outremont (Québec): Athéna.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cet article vise à comprendre « [...] comment se jouent et agissent différents pôles identitaires (haïtianité, québécitude et Blackness) dans les situations et relations sociales qu’entretiennent ces jeunes sur différents territoires où ont lieu diverses formes de participation sociale et d’appartenance (école, communauté ethnique, famille, partis politiques, etc.). » (p. 138)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Trois groupes ont été constitués. Les jeunes y participant étaient tous âgés entre 16 et 29 ans. « Les jeunes participants étaient nés au Canada ou arrivés à moins de 10 ans. Ils ne constituaient ni des groupes d’amis ni des ’groupes organisés’, même si quelques-uns étaient impliqués dans des associations. La composition des groupes étaient assez hétérogène en termes de trajectoires et d’origine sociales (travailleurs, chômeurs, élèves ou étudiants, issus des classes populaires et moyennes). » (p. 141)

Instruments :
Interventions sociologiques

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Potvin, dans son étude, « [...] fait ressortir les référents, positifs ou négatifs de leur identité et participation sociale, en emploi, à l’école ou, plus largement, dans leurs rapports, symboliques et concrets, à la société québécoise, à la communauté haïtienne et à la communauté noire. En reproduisant ’en laboratoire’ certaines de leurs relations sociales, ce texte examine comment, dans leurs discours et autoanalyse, ces jeunes natifs du Québec donnent sens à leur ’expérience’, dégagent et expliquent les tensions qui traversent leur participation socio-économique et politique, leurs appartenances identitaires, notamment par le racisme, qui vient souvent renverser les dimensions positives de leur identité québécoise, haïtienne et ’Black’ À travers quelques extraits tirés de nos entretiens de groupe, il montre comment les jeunes évaluent ces identités d’un point de vue normatif, stratégique et éthique - trois logiques d’action qui renvoient à l’intériorisation des rôles sociaux et de normes (socialisation), à la défense de leurs intérêts sur des marchés et à leur conception éthique d’eux-mêmes comme ’sujet’ égal aux autres, dans leur dignité et honneur (subjectivation et historicité). »