L’aliénation parentale : stratégie d’occultation de la violence conjugale?

L’aliénation parentale : stratégie d’occultation de la violence conjugale?

L’aliénation parentale : stratégie d’occultation de la violence conjugale?

L’aliénation parentale : stratégie d’occultation de la violence conjugale?s

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Référence bibliographique [22235]

Côté, Isabelle, Lapierre, Simon et Dupuis-Déri, Francis. 2019. L’aliénation parentale : stratégie d’occultation de la violence conjugale?. Ottawa (Ontario): Collectif de recherche FemAnVi; Université du Québec à Montréal, Institut de recherches et d’études féministes; Réseau québécois en études féministes.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce rapport vise à présenter les principaux constats issus du Forum «L’aliénation parentale: une menace pour les femmes et les féministes?» qui s’est tenu à l’Université de Montréal le 26 avril 2018. «L’objectif de ce forum était de faire le point sur le concept d’aliénation parentale et sa mobilisation dans les situations de violence conjugale au Québec, en Europe et au Brésil.» (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Les constats ressortis par les auteur.e.s durant le forum sont les suivants: d’abord, même s’il n’existe pas de fondement scientifique au concept d’aliénation parentale, celui-ci semble tout de même transparaître dans les pratiques d’intervenants sociaux et judiciaires au Québec. En outre, l’aliénation parentale serait un concept qui invaliderait, nierait et occulterait les paroles et les craintes véhiculées par les femmes et les enfants qui expérimentent de la violence exercée par des hommes. Ainsi, la «mobilisation du concept d’aliénation parentale dans les situations de violence conjugale met le meilleur intérêt des enfants en second plan, derrière l’intérêt des pères ayant des comportements violents […].» (p. 5) D’ailleurs, l’«utilisation du concept est rendue possible en grande partie par la non-compréhension et par le manque de reconnaissance de la violence des hommes à l’endroit des femmes et des enfants, ainsi que par la confusion qui règne entre la violence conjugale et les conflits sévères de séparation […].» (p. 6) Finalement, les auteur.e.s constatent que le concept s’est popularisé grâce aux revendications masculinistes et au lobby des pères séparés.