Des luttes intimes, des luttes collectives

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Référence bibliographique [22053]

Seery, Annabelle. 2018. «Des luttes intimes, des luttes collectives». Dans Travail invisible : portraits d’une lutte féministe inachevée , sous la dir. de Camille Robert et Toupin, Louise, p. 61-70. Montréal: Les Éditions du remue-ménage.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre porte sur la question du partage des tâches au sein des couples hétérosexuels. L’autrice «doctorante en sociologie à l’Université de Montréal et elle-même mère de deux jeunes enfants, présente un texte ponctué d’un témoignage personnel percutant sur le “passage du flambeau” entre papa et maman, sur la gymnastique qui doit être déployée pour effectivement concilier famille, travail et études, et sur “la partie la plus invisible du travail invisible”, la “charge mentale”.» (p. 21)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Ce chapitre «offre une illustration vivante de la persistance de la division sexuelle du travail, malgré les programmes “facilitateurs” mis en place par le gouvernement du Québec. L’étude que mène par ailleurs [l’autrice] sur les arrangements conjugaux dans les couples de parents à revenus modestes lui permet de jeter un éclairage nouveau sur la question du partage des tâches, observée ici sous l’angle des classes sociales, dimension sous-analysée jusqu’à maintenant. Elle remarque avec justesse que toutes les femmes n’ont pas les mêmes possibilités de “choix” en matière d’arrangements familiaux selon leur situation socio-économique et celle de leur conjoint.» (p. 21) Selon l’autrice, «[q]uand on y regarde de plus près, les arrangements actuels ou passés des couples sont le fruit de nombreux facteurs qui vont bien au-delà d’envies personnelles ou de choix individuels: normes de genre qui dictent encore les rôles parentaux, ségrégation sur le marché du travail, contraintes socio-économiques, code amoureux, etc. Ainsi, les femmes ayant un niveau de scolarité moins élevé sont généralement cantonnées dans des emplois précaires aux horaires atypiques […] étant peu compatibles avec les horaires des services de garde. C’est le cas de plusieurs mères rencontrées dans le cadre de [sa] thèse pour qui le “choix” de rester à la maison se pose autrement.» (p. 67)