Courrier « féminin » ? Les normes de genre selon Colette dans La Presse, 1922–1956

Courrier « féminin » ? Les normes de genre selon Colette dans La Presse, 1922–1956

Courrier « féminin » ? Les normes de genre selon Colette dans La Presse, 1922–1956

Courrier « féminin » ? Les normes de genre selon Colette dans La Presse, 1922–1956s

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Référence bibliographique [22031]

Savaria, Maude. 2020. «Courrier « féminin » ? Les normes de genre selon Colette dans La Presse, 1922–1956 ». Cahiers d’Histoire, vol. 38, no 1, p. 134-150.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article vise à étudier la construction de la féminité et de la masculinité selon la journaliste [Colette], ainsi que les divers rapports de pouvoir qui s’expriment dans le ''Courrier de Colette''.» (p. 136)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’autrice a analysé 311 exemplaires du ''Courrier de Colette'', la «page féminine» de La Presse, de 1903 à 1956. «Pour cet article, [l’autrice se concentre] sur les réponses de Colette, véhicule normatif, plutôt que sur les lettres publiées.» (p. 136)

Type de traitement des données :
Réflexion critique
Analyse de contenu

3. Résumé


Dans son analyse, l’autrice constate «que ce courrier dit ''féminin'' dépasse largement les ''4F'' déterminés par Voss (food, fashion, family, furnishing). Tout en étant traversées par des discours de genre au service de l’idéologie catholique dominante de l’époque, les différentes catégories laissent place aux préoccupations publiques et publiées des correspondantes sur des enjeux plus complexes que la mode et l’entretien du logis. [...] Les réponses de Colette portant sur les fréquentations montrent les pressions des normes sociales imposées aux jeunes filles quant à la préservation de leur réputation et au choix de leur futur mari. L’opinion de la courriériste sur le mariage reflète l’idéal de la complémentarité des rôles de genres essentialisés et l’importance du maintien de l’harmonie familiale qui repose sur les femmes malgré tous les défauts qu’elle attribue aux maris. Enfin, le célibat féminin offre une troisième voie enviable pour les femmes qui, comme la journaliste, se bâtissent une vie utile et féconde.» (p. 150)