Application d’un programme d’intervention socio-judiciaire en conflits sévères de séparation : qu’en pensent les professionnels?

Application d’un programme d’intervention socio-judiciaire en conflits sévères de séparation : qu’en pensent les professionnels?

Application d’un programme d’intervention socio-judiciaire en conflits sévères de séparation : qu’en pensent les professionnels?

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Référence bibliographique [21959]

Baude, Amandine, Lamonde, Geneviève, Angele, Rebecca, Lachance, Véronique et St-Arnaud, Nathaly. 2021. «Application d’un programme d’intervention socio-judiciaire en conflits sévères de séparation : qu’en pensent les professionnels? ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 42, no 2, p. 167-189.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette étude «vise à documenter l’expérience de professionnels qui appliquent un programme pour les parents vivant des conflits sévères de séparation. L’objectif du programme est de concerter l’intervention des directeurs de la protection de la jeunesse et le processus judiciaire, afin d’amener les parents à établir une coparentalité fonctionnelle permettant d’assurer la sécurité et le développement de leur enfant.» (p. 189)

Questions/Hypothèses :
Dans le cadre de cette étude, «deux questions ont été explorées: 1) Quels sont les effets perçus de cette intervention sur la clientèle visée et les services? et 2) Quels sont les enjeux rencontrés dans l’application du programme et les recommandations suggérées?» (p. 183)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 30 professionnels qui utilisent le programme socio-judiciaire Une coparentalité à construire. Parmi ceux-ci, «on compte 14 acteurs issus du milieu judiciaire (juges, avocats représentant les intérêts des parents ou des enfants et avocats de la DPJ [direction de la protection de la jeunesse]) et 16 acteurs du milieu psychosocial (intervenants en coparentalité et intervenants du secteur évaluation/orientation de la protection de la jeunesse). Ces acteurs proviennent des trois régions couvertes par ce projet, à savoir Capitale-Nationale (17 %), Chaudière-Appalaches (30 %) et Montérégie-Est (53 %). La majorité d’entre eux sont âgés entre 35 et 44 ans (53 %) et sont des femmes (87 %); seuls quatre hommes (13 %) ont participé à l’étude.» (p. 173-174)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les professionnels ont soulevé plusieurs avantages à ce programme, notamment une amélioration des relations entre les parents et les professionnels, ainsi que le renforcement du pouvoir d’agir des parents, reconnus comme des aspects déterminants pouvant influencer la collaboration des parents et leur engagement dans la démarche. De plus, la plupart des professionnels s’entendent sur la valeur clinique de l’intervention en coparentalité. […]. Les résultats de la présente étude laissent entrevoir toute l’importance que les professionnels accordent à l’intensité et à la durée de l’intervention en coparentalité, afin de pouvoir atteindre les objectifs souhaités. Également, dans la lignée des différentes recommandations émises pour intervenir auprès de cette clientèle […], l’approche systémique représente une pratique prometteuse du point de vue des répondants.» (p. 183) Par ailleurs, selon les professionnels, les principaux enjeux reliés à l’application du programme sont «en lien avec les critères d’admissibilité, la fin du programme et la concertation des interventions cliniques et juridiques. [Ils] ont d’abord souligné la difficulté d’intervenir avec des parents qui présentent des enjeux de santé mentale […]. Si certains suggèrent de raffiner les critères d’admissibilité pour exclure les familles aux prises avec des problèmes de santé mentale sévères, d’autres suggèrent de recourir à l’intervention tout en l’ajustant.» (p. 184)