Entre famille, indifférence et identité : vers une analyse psychosociologique développementale compréhensive des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières, tels qu’ils se racontent et tels qu’ils se vivent

Entre famille, indifférence et identité : vers une analyse psychosociologique développementale compréhensive des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières, tels qu’ils se racontent et tels qu’ils se vivent

Entre famille, indifférence et identité : vers une analyse psychosociologique développementale compréhensive des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières, tels qu’ils se racontent et tels qu’ils se vivent

Entre famille, indifférence et identité : vers une analyse psychosociologique développementale compréhensive des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières, tels qu’ils se racontent et tels qu’ils se vivents

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Référence bibliographique [21848]

Trudel, Stéphane. 2020. «Entre famille, indifférence et identité : vers une analyse psychosociologique développementale compréhensive des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières, tels qu’ils se racontent et tels qu’ils se vivent». Thèse de doctorat, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette recherche s’intéresse à la dynamique des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières. L’objectif était plus particulièrement de «développer une théorisation assez juste des éléments qui peuvent qualifier l’esprit des premiers quartiers ou, en d’autres termes, les liens et les liants qui constituent cette dynamique relationnelle propre aux premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières. [Pour ce faire, l’auteur a développé un] modèle théorique d’une psychosociologie développementale compréhensive.» (p. iii) L’étude aborde la place de la famille dans le développement de ces quartiers.

Questions/Hypothèses :
L’étude vise à répondre aux questions suivantes: «“Qu’est-ce qui caractérise l’esprit des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières?”, “Si il y a une culture de la pauvreté au sein de ces premiers quartiers, quelle est-elle?” […] et “Quelle place occupe la famille au sein de l’écologie développementale des résidents des premiers quartiers?”» (p. 13)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
La méthode utilisée est la théorisation enracinée (MTE) qui recourt à des entretiens, de l’observation participante et des capsules vidéo et audio. L’auteur a effectué 18 entretiens formels et 41 entretiens informels. «Dans le cadre des entretiens formels, il est explicitement question d’individus qui furent mobilisés pour le projet qui leur fut exhaustivement présenté, et qui se sont engagés à l’endroit du projet. Pour les entretiens informels, il est plutôt question de propos qui furent recueillis lors d’importants échanges ayant pu avoir lieu pendant l’observation participante […].» (p. 50) Des notes analytiques ont également été prises à l’audio par le chercheur.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Une chose «qui caractérise assurément l’esprit des premiers quartiers de la ville de Trois-Rivières [est] l’importance accordée par tous les participants rencontrés, à cet esprit de famille qui dépasse largement les cadres de la famille conventionnelle, pour s’inscrire dans ce que nous pourrions qualifier de famille environnementale, au sens où elle se caractérise par son étalement géographique et par le partage d’une culture et d’un langage communs.» (p. 364) «Dans un secteur comme celui des premiers quartiers, où la stabilité nucléaire des familles n’existe que très peu et où tout repose sur la fragilité et la mouvance, le système territorial dispose de tout l’espace pour s’enraciner et ainsi générer un vaste esprit commun. Ainsi, [lorsqu’il est proposé] comme grille de lecture l’idée d’une famille environnementale, [il s’agit d’une] famille qui dépasse les cadres de la famille biologique et même ceux des liens formels d’engagement propres aux familles reconstituées. Il est plutôt question d’une cellule qui regroupe des individus qui, comme l’indique Todd, partagent des valeurs fondationnelles, essentielles et fondamentales, qui les pousse vers une reconnaissance naturelle et spontanée.» (p. 365-366) Selon l’auteur, cela permettrait d’ailleurs de rejeter l’idée d’une culture qui serait réduire à la pauvreté. Il serait préférable de qualifier ces lieux de quartiers historiques.