La carrière des femmes en coopération internationale : un parcours à démystifier

La carrière des femmes en coopération internationale : un parcours à démystifier

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La carrière des femmes en coopération internationale : un parcours à démystifiers

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Référence bibliographique [21599]

Auclair, Isabelle, Brière, Sophie, Tanguay, Dominique, Maltais, Stéphanie et Saint-Georges, Jade. 2019. «La carrière des femmes en coopération internationale : un parcours à démystifier». Dans Les femmes dans des professions traditionnellement masculines , sous la dir. de Sophie Brière, p. 87-110. Québec: Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre vise à «documenter à la fois la diversité des parcours et les stratégies des organisations par rapport aux enjeux et aux défis vécus par les professionnelles du DIAH [développement international et l’action humanitaire].» (p. 89) Les enjeux entourant la conciliation famille-travail de ces femmes sont notamment abordés.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La collecte de données s’est effectuée d’octobre 2015 à juin 2016, auprès de 12 organisations [québécoises]. Au total, 76 personnes ont été interrogées, à savoir 8 étudiantes à la maîtrise en gestion du développement international et de l’action humanitaire, 7 diplômées récentes du même programme, 42 professionnelles à différentes étapes de leur carrière, 2 consultants et consultantes, 13 gestionnaires et 4 directeurs et directrices.» (p. 90)

Instruments :
- Guide d’entretien de groupe
- Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats révèlent que les «préoccupations liées à l’instabilité à la fois financière et professionnelle ainsi que les défis inhérents à l’articulation travail et vie personnelle émergent déjà à l’étape du stage. Même si les étudiantes ne souhaitent pas nécessairement avoir des enfants, ou en avoir dans un avenir rapproché, l’incompatibilité qu’elles perçoivent entre la carrière internationale et la maternité surgit pour plusieurs [à ce moment].» (p. 92) En début de carrière, le «défi transversal qu’est l’articulation entre le travail et la famille […] sera considéré comme un choix entre l’un ou l’autre. Ce choix (ou non-choix) se traduira de différentes façons. Par exemple, repousser la maternité pour prioriser la carrière ou repousser les expériences d’expatriation afin de prioriser la vie familiale ou de couple […].» (p. 93) «Pour les femmes en fin de carrière, les enjeux d’articulation travail-vie personnelle sont toujours présents, mais se transforment en cohérence avec l’étape de vie. En ce sens, plutôt que les enfants, la conciliation se fait autour des conjoints et conjointes et des proches vieillissants […].» (p. 101) «Pour celles n’ayant pas eu d’enfants ou ayant été très mobiles tout au long de leur carrière, le sentiment de ne pas avoir créé de racines est présent et mène parfois à une envie de repartir.» (p. 102)