Le comité Witcihitisotan (entraide) par et pour les familles d’adolescents autochtones en ville

Le comité Witcihitisotan (entraide) par et pour les familles d’adolescents autochtones en ville

Le comité Witcihitisotan (entraide) par et pour les familles d’adolescents autochtones en ville

Le comité Witcihitisotan (entraide) par et pour les familles d’adolescents autochtones en villes

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Référence bibliographique [21422]

Blanchet-Cohen, Natasha, di Mambro, Giulietta et Petiquay, Minic. 2020. «Le comité Witcihitisotan (entraide) par et pour les familles d’adolescents autochtones en ville ». First Peoples Child & Family Review, vol. 15, no 2, p. 87-105.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article présente les formes de soutien qui ont émergé au sein du comité Witcihitisotan (entraide, en atikamekw), mis en œuvre par des familles d’adolescents vivant en milieu urbain.» (p. 88)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La démarche de documentation a commencé par une série d’entrevues individuelles portant sur les défis et les besoins des parents autochtones en milieu urbain […]. Après cinq entrevues, [les auteurs ont] constaté que ces entretiens ne captaient pas la richesse des rencontres de groupe. [L’]intérêt était en effet […] d’observer et de raconter ce qui se passait au sein du comité. Plusieurs sources de données ont donc nourri cette recherche: les notes d’observation, le matériel visuel produit durant les séances (voir Tableau 1), ainsi que les transcriptions des rencontres du comité entraide.» (p. 93)

Instruments :
- Guide d’entretien semi-directif
- Grille d’observation

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats montrent que «[l]’aspect collectif constitue un élément central de l’expérience du comité. Ce rassemblement de membres de famille offre un contexte favorable pour permettre aux parents d’aborder des problématiques actuelles, de se soutenir mutuellement et de construire un réseau de solidarité. D’abord, c’est un espace pour ''se dire'', au sein duquel il est possible de partager ses préoccupations et recevoir des conseils de ses pairs. Ensuite, le comité permet de ''se raconter'', c’est-à-dire de partager son propre parcours pour cheminer vers la guérison. Enfin, le comité est un espace pour ''se projeter'' dans l’avenir. À travers les discussions, les familles se questionnent quant à la façon de vivre la parentalité et la culture autochtones en milieu urbain.» (p. 99) Ainsi, «[l]’expérience du comité Witcihitisotan […] démontre le potentiel d’une démarche entreprise par et pour les familles qui fait place à l’agencéité des membres de la communauté dans la définition des besoins et priorités pour soutenir leurs jeunes. Ce projet illustre les multiples formes de soutien nécessaires pour que les parents, les familles, les jeunes et les aînés autochtones puissent s’épanouir dans un contexte d’urbanisation grandissante. Se dire, se raconter, se projeter, contribuent à briser l’isolement, à renforcer et à retrouver la confiance en ses capacités à soutenir les jeunes adolescents.» (p. 102)