La condition itinérante parmi la population autochtone au Québec. Partie 1 - Une enquête qualitative à Montréal

La condition itinérante parmi la population autochtone au Québec. Partie 1 - Une enquête qualitative à Montréal

La condition itinérante parmi la population autochtone au Québec. Partie 1 - Une enquête qualitative à Montréal

La condition itinérante parmi la population autochtone au Québec. Partie 1 - Une enquête qualitative à Montréals

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Référence bibliographique [21400]

Lévesque, Carole, Comat, Ioana, Labrana, Rolando, Abitbol, Jonathan, Deetjens, Michael, Couturier, Catherine et Tran, Nathalie. 2018. La condition itinérante parmi la population autochtone au Québec. Partie 1 - Une enquête qualitative à Montréal. Montréal: Alliance de recherche ODENA, Réseau de recherche et de connaissances relatives aux peuples autochtones (DIALOG), Regroupement des centres d’amitié autochtones du Québec.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les objectifs de l’enquête, dont le présent rapport expose la partie réalisée à Montréal, sont les suivants: «tracer un premier portrait de la population autochtone en situation d’itinérance à Montréal et à Val-d’Or; identifier les causes individuelles ayant mené à l’itinérance — notamment les problématiques auxquelles les personnes en situation d’itinérance ont eu à faire face au cours de leur vie —; circonscrire les différents épisodes d’itinérance dans la vie d’une même personne, de même que les situations d’entrée et de sortie et les effets ayant résulté de ces expériences; expliciter les étapes du processus d’itinérance, son déploiement dans le temps et dans l’espace; reconstruire la dynamique des liens et des ruptures entre la personne itinérante, sa famille et sa communauté, les manifestations culturelles et sociales d’affiliation, de désaffiliation et de réaffiliation; décrire les services publics et communautaires auxquels la personne en itinérance a recours en fonction de ses besoins, attentes et aspirations.» (p. 2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Environ 175 personnes ont été rencontrées dans le cadre de l’enquête, dont 87 personnes autochtones en situation d’itinérance recrutées à travers des organismes montréalais ou par contact direct et «une trentaine d’acteurs autochtones et non autochtones œuvrant auprès des personnes autochtones.» (p. 6) De plus, «[d]es séances d’observation participante sur les lieux de plusieurs organismes ont aussi permis de consigner diverses informations sur leur fonctionnement et leur fréquentation, de même que sur les interactions entre personnes itinérantes, voire entre intervenants/intervenantes et personnes itinérantes. Plusieurs dizaines de personnes en situation d’itinérance et de nombreux acteurs s’ajoutent donc à l’échantillon de base.» (p. 6)

Instruments :
- Questionnaire
- Guide d’entretien
- Grille d’analyse

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les éléments biographiques repérés dans les discours font généralement état d’un cumul de conditions qui ne facilitent pas la création de liens affectifs et sociaux continus à partir du jeune âge. Les nombreux allers-retours identifiés dans la vie des deux tiers des personnes (entre des lieux, des maisonnées, des institutions, des figures parentales, des familles, des gens), même dans le cas de celles encore jeunes, comportent un poids très lourd d’interruptions et de recommencements qui prend souvent sa source dans l’histoire familiale et communautaire, elle-même grevée par un affaiblissement du libre arbitre de ses membres à travers le temps. […] Néanmoins, plusieurs des personnes rencontrées affirment avoir gardé des liens avec les adultes signifiants de leur jeunesse (parents/grands-parents biologiques et/ou adoptifs, parenté élargie)» (p. 92) De plus «[l]es réseaux sociaux, qui structurent la vie des personnes autochtones dans la rue, comportent une connotation familiale qui apparaît spécifique à leur monde. Il n’est pas rare qu’elles y côtoient des membres de leur famille composant aussi le contingent des personnes de la rue, situation beaucoup plus fréquente cependant dans le cas des Inuit que des Premières Nations.» (p. 153)