Ce qu’on préserve pour que le don soit : le don chez les couples québécois avec enfants de la classe moyenne

Ce qu’on préserve pour que le don soit : le don chez les couples québécois avec enfants de la classe moyenne

Ce qu’on préserve pour que le don soit : le don chez les couples québécois avec enfants de la classe moyenne

Ce qu’on préserve pour que le don soit : le don chez les couples québécois avec enfants de la classe moyennes

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Référence bibliographique [21272]

Cloutier, Annie. 2020. «Ce qu’on préserve pour que le don soit : le don chez les couples québécois avec enfants de la classe moyenne». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’objectif de cette thèse de doctorat est «de montrer la pertinence de la théorie du don dans la compréhension de ce qui se passe au sein des couples québécois des années 2010.» (p. 9)

Questions/Hypothèses :
Les questions de recherche sont les suivantes : «[l]a théorie du don est-elle celle qui explique le mieux les rapports des couples familiaux québécois contemporains, tant dans la théorie que sur le terrain ? Si oui, la théorie de Godelier (1996) à propos de ce qu’il faut préserver pour que le don soit explique-t-elle la manière dont les couples instituent des rapports de don entre eux ? Quel rôle les sentiments forts jouent-ils dans ces rapports et dans la perpétuation du don?» (p. 12)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les membres de couples familiaux interrogés avaient entre 27 et 49 ans, avaient au moins un enfant commun et faisaient vie commune depuis au moins cinq ans (et jusqu’à 25 ans dans un cas). Ils détenaient tous au moins un diplôme d’étude collégial professionnel ou universitaire. Ils disposaient de revenus situant leur famille dans la classe moyenne et habitaient dans l’agglomération urbaine de Québec. En tout, 20 personnes ont été interrogées, 10 femmes et 10 hommes.» (p. 135)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats de l’étude montrent que «[l]’intérêt, la domination et la satisfaction des désirs occupent ici une place réelle, mais secondaire. Ce sont les sentiments forts, leur préservation, le métarécit qui les soutient et la circulation du don qu’ils permettent qui, au contraire, figurent à l’avant-plan d’une compréhension plus approfondie de leur expérience familiale et conjugale.» (p. ii) «Contrairement à leurs parents et grands-parents, toutefois, ces membres des couples familiaux d’aujourd’hui entrent en couple, décident de fonder une famille, puis se dévouent à leur conjoint et à leurs enfants en envisageant cette famille comme leur réalisation personnelle, et non plus, ainsi que l’envisageaient les époux des familles modernes, comme la reproduction d’un modèle social en grande partie imposé. Ce qui est normal, aux yeux de ces parents d’aujourd’hui, n’est pas de reproduire le modèle familial sans trop y penser, mais bien de choisir ou non de s’engager dans le dévouement à l’autre et aux enfants.» (p. 228-229)