Expériences de violence obstétricale en milieu hospitalier québécois : une analyse féministe intersectionnelle

Expériences de violence obstétricale en milieu hospitalier québécois : une analyse féministe intersectionnelle

Expériences de violence obstétricale en milieu hospitalier québécois : une analyse féministe intersectionnelle

Expériences de violence obstétricale en milieu hospitalier québécois : une analyse féministe intersectionnelles

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Référence bibliographique [21261]

Landry, Marie-Pier. 2019. «Expériences de violence obstétricale en milieu hospitalier québécois : une analyse féministe intersectionnelle». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, École de travail social et de criminologie.

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Fiche synthèse


1. Objectifs


Intentions :
«[L]’objectif principal de recherche est de comprendre les expériences de violence obstétricale vécues en milieu hospitalier au Québec à l’aide d’une analyse intersectionnelle.» (p. 24)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon final comprend une diversité de femmes [n = 9] ayant vécu une expérience difficile ou négative des soins reçus pendant un accouchement au Québec […].» (p. 42)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’analyse intersectionnelle des résultats suggère que les expériences de violence obstétricale prennent place sur les plans structurels, disciplinaires, hégémoniques, interpersonnels et expérientiels.» (p. iii) «La déshumanisation et la violence psychologique, la violence physique et sexuelle, les relations avec le personnel soignant, la surmédicalisation de l’enfantement et les contraintes organisationnelles, le non-respect des droits et les répercussions de l’expérience difficile ou négative ont notamment été relevés comme thèmes récurrents dans les récits des femmes. Les mères ont également abordé des stratégies d’agentivité et des facteurs de protection, ainsi que certaines expériences positives qu’elles avaient vécues. [L’analyse a ainsi] mis en lumière certains des rapports de pouvoir prenant place dans les expériences d’enfantement. […] La prise en compte des différents axes de différentiation sociale [a] permis de constater que la violence obstétricale n’est pas vécue de la même façon par toutes les femmes. Des participantes se sont retrouvées à l’intersection de plusieurs formes d’oppression, soit parce qu’elles avaient une orientation sexuelle ne répondant pas à l’hétéronormativité, soit parce qu’elles venaient d’une autre culture et/ou ne parlaient pas le français lors de la naissance racontée. Les femmes rencontrées ont cependant toutes en commun d’avoir vécu une oppression liée à leur sexe (sexisme) dans le cadre des soins obstétricaux.» (p. 117-118)