Vers un état social « Post-technocrate ». Créativité, expérimentation et le projet montréalais Chez-soi/Housing First

Vers un état social « Post-technocrate ». Créativité, expérimentation et le projet montréalais Chez-soi/Housing First

Vers un état social « Post-technocrate ». Créativité, expérimentation et le projet montréalais Chez-soi/Housing First

Vers un état social « Post-technocrate ». Créativité, expérimentation et le projet montréalais Chez-soi/Housing Firsts

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Référence bibliographique [21199]

McAll, Christopher. 2019. «Vers un état social « Post-technocrate ». Créativité, expérimentation et le projet montréalais Chez-soi/Housing First». Dans Les sociétés de l’expérimentation : enjeux épistémologiques, éthiques et politiques , sous la dir. de Tarik Benmarhnia, David, Pierre-Marie et Godrie, Baptiste, p. 161-180. Coll. «Collection Problèmes sociaux & interventions sociales». Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Le présent texte examinera le projet expérimental Chez soi de type Housing First, mené à Montréal entre 2009 et 2013 sous l’égide de la Commission canadienne de la santé mentale. [Ce projet] prévoit l’accès rapide à un logement indépendant, avec accompagnement, pour des personnes sans domicile. Dans [ce cas-ci] le projet visait [plus particulièrement] des personnes sans domicile avec des besoins élevés ou modérés sur le plan de la santé mentale, et l’accompagnement prévu consistait en un suivi intensif (ou d’intensité variable) dans la communauté, par une équipe multidisciplinaire.» (p. 162) Les effets du projet sur les participants, de même que l’impact de ce dernier sur leurs liens familiaux sont discutés dans ce chapitre.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«En tout, 469 personnes ont été recrutées dans le cadre de ce projet à Montréal, dont 285 dans les groupes expérimentaux recevant les services offerts dans le cadre du projet et 184 dans les groupes témoins recevant des services réguliers offerts dans la communauté. Chaque dixième personne recrutée comme participant au projet pour chacun des quatre groupes (besoins élevés et besoins modérés, groupes expérimentaux et témoins) a été sélectionnée lors de son arrivée dans le projet pour une entrevue portant sur le récit de vie. De ces 46 personnes, 45 ont été interviewées 18 mois plus tard (un des participants étant décédé entre-temps).» (p. 163)

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats révèlent qu’il semble «y avoir des différences assez marquées entre les groupes expérimentaux et témoin avec besoins modérés sur le plan de la santé mentale, d’un côté, et entre les groupes expérimentaux avec besoins élevés et modérés de l’autre, selon la perception des participants. Avoir un logement à soi et des conditions matérielles de vie plus stables, recevoir un soutien intensif et de la reconnaissance de la part des équipes de suivi […] semblent se combiner pour produire les résultats positifs mentionnés par les participants.» (p. 175) Concernant l’impact du projet sur les liens familiaux, le tiers des participants «dit avoir rétabli des contacts avec leur famille. Un autre tiers considère que la continuation des relations existantes avec leur famille est au centre de leur expérience pendant les 18 mois, certains soulignant les aspects négatifs de ces relations, d’autres, les aspects positifs et négatifs en même temps. D’autres encore ont essayé de contacter leur famille sans succès. Les relations de famille, qu’elles soient évaluées négativement ou positivement, sont ainsi au cœur de la vie de la plupart des membres des groupes expérimentaux […]. Une proportion semblable des membres des groupes témoins voit les relations familiales comme un élément clé dans leur vie. Le problème, cependant, dans ce dernier cas, est qu’il y a eu peu de changements à cet égard pendant les derniers 18 mois.» (p. 172)