Être parent à l’ère du numérique : le partage de renseignements personnels sur les réseaux sociaux et ses conséquences sur le droit à la vie privée et à l’image des enfants

Être parent à l’ère du numérique : le partage de renseignements personnels sur les réseaux sociaux et ses conséquences sur le droit à la vie privée et à l’image des enfants

Être parent à l’ère du numérique : le partage de renseignements personnels sur les réseaux sociaux et ses conséquences sur le droit à la vie privée et à l’image des enfants

Être parent à l’ère du numérique : le partage de renseignements personnels sur les réseaux sociaux et ses conséquences sur le droit à la vie privée et à l’image des enfantss

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Référence bibliographique [21187]

Option consommateurs. 2019. Être parent à l’ère du numérique : le partage de renseignements personnels sur les réseaux sociaux et ses conséquences sur le droit à la vie privée et à l’image des enfants. Rapport de recherche. Montréal: Gouvernement du Canada, Commissariat à la protection de la vie privée du Canada.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce document porte sur les conséquences du sharenting, lequel se caractérise par le partage de renseignements personnels d’enfants sur les réseaux sociaux par leurs parents. En outre, le document vise à rendre compte des perceptions de parents et de jeunes Canadiens à propos de cette pratique.

Questions/Hypothèses :
Les auteurs se posent entre autres les questions suivantes: quelles sont les conséquences potentielles du sharenting? «Les parents sont-ils conscients des conséquences que peut avoir le partage des images et des vidéos de leurs enfants? Les parents pensent-ils que leurs enfants ont des droits? Les jeunes Canadiens craignent-ils qu’une partie de leur vie privée soit exposée en ligne par leurs parents? Ce partage des données a-t-il déjà eu des conséquences pour eux? Ont-ils des idées ou des opinions sur la manière dont devraient agir les parents?» (p. 1-2)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les auteurs ont d’abord «réalisé une typologie des risques liés au partage de renseignements personnels d’enfants sur les réseaux sociaux par leurs parents, sur la base d’une recherche documentaire. [Ils ont ensuite] réalisé des groupes de discussion dans deux villes canadiennes […].» (p. 2) Ils ont ainsi tenu «quatre groupes de discussion: deux à Montréal (en français) et deux à Toronto (en anglais). […] Les participants aux groupes de parents avaient au moins un enfant âgé de moins de 10 ans et se trouvaient, pour la plupart, à l’intérieur de la tranche d’âge de 25 à 49 ans.» (p. 16) Le nombre de participants ayant participé à ces groupes n’est pas précisé dans l’étude.

Instruments :
- Guide d’entretien de groupe

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats révèlent que «les parents et les jeunes adultes prônent la transparence du parent et le respect des volontés de l’enfant. Bien qu’ils disent connaître les risques associés au sharenting, les parents considèrent que ce qu’ils publient ne peut être nuisible à l’enfant et se sentent protégés par les paramètres de confidentialité des réseaux sociaux.» (p. vii) D’ailleurs, les «parents du groupe de Montréal ont fait preuve d’une approche plus intuitive, affirmant ne pas publier de contenu nuisible pour leurs enfants, mais sans donner plus de précisions: “Je ne me soucie pas d’afficher quelque chose, si j’ai besoin de me poser la question, je ne l’affiche pas.”» (p. 18) En somme, la «notion de respect du parent envers l’enfant a fait l’objet d’un consensus durant la discussion avec le groupe de parents de Toronto. Les parents de ce groupe voyaient l’acceptation d’une demande de retrait de publication par l’enfant comme une marque de respect envers lui […], voire même l’occasion d’ouvrir une discussion avec l’enfant sur l’utilisation des médias sociaux. […] Par opposition, quelques parents du groupe de Montréal ont émis des réserves au sujet de l’acceptation d’une telle demande. Selon eux, les publications faites au sujet de leurs enfants n’étaient pas nuisibles, et en tant que parent le pouvoir de décider ce qui est bon ou non pour leur enfant leur appartenait.» (p. 23)