La reproduction sociale d’une famille de l’élite politico-judiciaire au XIXe siècle : les Bowen des Cantons de l’Est

La reproduction sociale d’une famille de l’élite politico-judiciaire au XIXe siècle : les Bowen des Cantons de l’Est

La reproduction sociale d’une famille de l’élite politico-judiciaire au XIXe siècle : les Bowen des Cantons de l’Est

La reproduction sociale d’une famille de l’élite politico-judiciaire au XIXe siècle : les Bowen des Cantons de l’Ests

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Référence bibliographique [21185]

Marchand, Élyse. 2019. «La reproduction sociale d’une famille de l’élite politico-judiciaire au XIXe siècle : les Bowen des Cantons de l’Est». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département des sciences humaines.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce mémoire de maîtrise en études québécoises étudie «la reproduction familiale de l’élite politicojudiciaire […] au XIXe siècle.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
L’interrogation centrale consiste à «savoir comment les familles de l’élite politico-judiciaire, dont les assises financières peuvent être précaires, ont été capables, ou non, de se maintenir au sein de l’élite du XIXe siècle. [L’auteure suppose] que les Bowen ont usé, notamment, de pluriactivité économique pour réussir à rester au sein de l’élite ainsi que de leur réseau de sociabilité, notamment pour conclure des unions matrimoniales avantageuses.» (p. i)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure a analysé des données documentaires diverses, dont le fonds privé de la famille Bowen qui «est constitué de la correspondance que les membres de la famille ont échangée entre eux ainsi qu’avec leurs connaissances.» (p. i) Ce fonds contient également plusieurs actes notariés et divers documents portant sur les activités professionnelles de la famille Bowen.

Type de traitement des données :
Réflexion critique
Analyse de contenu

3. Résumé


L’auteure aborde les différentes stratégies en lien avec le patrimoine ou les différentes activités économiques de la famille Bowen, en plus de l’utilisation de certains postes professionnels et politiques. Concernant les stratégies en lien avec la sociabilité familiale, l’auteure montre que leurs «réseaux sociaux, qu’ ils s’agissent [sic] de leurs connaissances, de leurs associés ou de leur parentèle sont bien établis, vastes et internationaux. Pour la seconde génération de Bowen, cette diversité au sein de l’élite du XIXe siècle leur ouvre de nombreuses avenues que ce soit quand vient le temps de choisir un parrain ou lors du choix de partenaires de vie. II y a, de fait, quelques échecs au sein de la famille, mais la puissance de ses unions et de ses amitiés fait en sorte que l’atteinte à la réputation du clan reste mineure. Au contraire, même dans des situations défavorables, les membres de la famille reçoivent du support et de l’aide de leur communauté. Le clan s’est maintenu, sans être à l’avant-scène provinciale ou régionale pour très longtemps. On note un recul de la famille à partir de la troisième génération. Les unions sont nettement moins avantageuses que celles contractées par les enfants d’Edward Bowen. L’influence de la famille tend à s’estomper et on voit le commencement de leur disparition du paysage politique et économique du Québec.» (p. 98)