Récits d’enfants sur leur constellation familiale : les liens relationnels au sein des familles lesboparentales avec donneur connu au Québec

Récits d’enfants sur leur constellation familiale : les liens relationnels au sein des familles lesboparentales avec donneur connu au Québec

Récits d’enfants sur leur constellation familiale : les liens relationnels au sein des familles lesboparentales avec donneur connu au Québec

Récits d’enfants sur leur constellation familiale : les liens relationnels au sein des familles lesboparentales avec donneur connu au Québecs

| Ajouter

Référence bibliographique [21018]

Côté, Isabel, Trottier-Cyr, Renée-Pier, Lavoie, Kevin, Pagé, Geneviève et Dubeau, Diane. 2019. «Récits d’enfants sur leur constellation familiale : les liens relationnels au sein des familles lesboparentales avec donneur connu au Québec ». Devenir, vol. 31, no 2, p. 125-143.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Par le récit d’enfants de famille lesboparentales, les auteurs ont voulu «documenter leur conception de la famille, leurs représentations du rôle d’un donneur, en plus de cerner leur processus de réflexion les menant à identifier les personnes qui composent leur famille et la nature des liens qui les unissent.» (p. 126)

Questions/Hypothèses :
La recherche vise à répondre aux questions suivantes: «[c]omment les enfants des mères lesbiennes perçoivent-ils leur inscription dans cette dynamique instaurée à l’origine par les adultes? Quelles sont leurs représentations du donneur? Et les enfants des donneurs, comment comprennent-ils le don effectué par leur père? Comment tous ces enfants se conçoivent-ils les uns par rapport aux autres?» (p. 126)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon est composé de dix familles lesboparentales [québécoises] et de leur donneur respectif. Les mères des enfants de même que les donneurs ont été rencontrés à deux reprises, d’abord en 2009-2010 puis en 2013-2014, afin d’analyser l’évolution des relations nouées entre les adultes, au fil de l’avancée en âge des enfants. À l’occasion de la troisième collecte de données faisant l’objet de cet article et s’étant déroulée en 2015, [les auteurs ont] rencontré les enfants des mères lesbiennes, mais également ceux que les donneurs ont eus dans le cadre de leur propre union conjugale.» (p. 127-128)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les analyses révèlent que les enfants sont «en mesure d’expliquer leur système familial et ses frontières de façon concrète. Il en est de même pour leurs origines. Ils semblent avoir intégré l’histoire que leurs parents leur ont racontée quant à la genèse de la famille lesboparentale et au rôle du donneur dans ces circonstances particulières. Dans l’ensemble, leurs discours convergent avec ceux des adultes rencontrés dans le cadre de nos recherches précédentes auprès des mères lesbiennes, des donneurs et, le cas échéant, des partenaires de vie de ces derniers […]. La distinction entre la paternité sociale et biologique est saillante dans le discours des enfants, la première étant réservée à l’homme investi dans leur éducation et avec lequel ils vivent sur une base plus ou moins régulière, tandis que la deuxième reflète les liens noués entre les mères et l’homme (ou le couple d’hommes) ayant contribué à la naissance d’un enfant à l’aide d’un don de sperme ou, pour reprendre l’expression enfantine consacrée, une “graine de vie”. Tant les enfants de familles lesboparentales que ceux de familles hétéroparentales (dont le père est aussi un donneur) distinguent les éléments associés au parentage de ceux se référant à la génétique, comme la ressemblance physique.» (p. 139-140)