L’inclusion du Black feminism dans la philosophie politique : une approche féministe de la décolonisation des savoirs

L’inclusion du Black feminism dans la philosophie politique : une approche féministe de la décolonisation des savoirs

L’inclusion du Black feminism dans la philosophie politique : une approche féministe de la décolonisation des savoirs

L’inclusion du Black feminism dans la philosophie politique : une approche féministe de la décolonisation des savoirss

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Référence bibliographique [20993]

Berthelot-Raffard, Agnès. 2018. «L’inclusion du Black feminism dans la philosophie politique : une approche féministe de la décolonisation des savoirs ». Recherches Féministes, vol. 31, no 2, p. 107-124.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cet «article porte sur l’inclusion du Black feminism comme philosophie politique. Dans la première partie, [l’auteure situe son] approche théorique et montr[e], à l’aide d’un de ses concepts clés, l’apport du Black feminism aux analyses sur la justice sociale. […] Dans la deuxième partie, [elle] examin[e] les enseignements tirés de la non-inclusion de la pensée féministe noire pour mieux comprendre la construction théorique et théorétique de la philosophie politique contemporaine.» (p. 108)

Questions/Hypothèses :
L’auteure tente de répondre aux questions suivantes: «[q]ue peut-on apprendre, à partir de [l’]omission [du Black feminism] sur les angles morts de la philosophie? Quel diagnostic peut-on poser sur son degré de cécité?» (p. 108)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


En revenant «sur l’histoire et les fondements du Black feminism, [l’auteure a] montré que c’est une éthique sociale de l’empowerment dont les concepts permettent d’examiner les rapports de pouvoir au cœur des institutions sociales. En les reprenant, les théories libérales peuvent déconstruire la prétention de certaines institutions à réaliser la justice.» (p. 121) Par exemple, «considérer la “maternité monoparentale” des femmes noires et la généraliser comme le fait Okin, et tant de ses contemporaines, c’est manifestement commettre une injustice herméneutique […]. D’abord, la réitération de cet exemple ne prend pas en considération le système de valeur par lequel les afro-descendantes se définissent elles-mêmes. Okin ignore tout du système de pensée par lequel elles valorisent leur rôle de mère. En ce sens, son ignorance renie l’autodéfinition de ces femmes et donc leur capacité à avoir conscience d’elles-mêmes. (p. 118) «Ensuite, le recours à cet exemple témoigne d’une méconnaissance des normes internes à la maternité des femmes noires, soit le fait que celle-ci est un levier pour résister et s’élever.» (p. 119) En somme, l’inclusion du Black feminism permet à la philosophie une «capacité de compréhension du caractère politique de la vie ordinaire des femmes, […] y compris de celles qui, à un moment de l’histoire, par leur déshumanisation, ont été exclues des normes de la féminité.» (p. 122)