Désengagement ou scepticisme engagé ? L’action politique et citoyenne des jeunes québécois

Désengagement ou scepticisme engagé ? L’action politique et citoyenne des jeunes québécois

Désengagement ou scepticisme engagé ? L’action politique et citoyenne des jeunes québécois

Désengagement ou scepticisme engagé ? L’action politique et citoyenne des jeunes québécoiss

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Référence bibliographique [20980]

Robert-Mazaye, Christelle, Demers, Stéphanie, Boutonnet, Vincent et Lefrançois, David. 2017. «Désengagement ou scepticisme engagé ? L’action politique et citoyenne des jeunes québécois ». La Revue Internationale de l’Éducation Familiale, vol. 41, no 1, p. 95-117.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cet article vise «à questionner la démobilisation des jeunes québécois sur les plans politique et citoyen au regard de leur faible participation aux processus électoraux [et à examiner] les formes d’engagement qu’ils privilégient en mettant l’accent sur le rôle actif qu’ils jouent au sein de celles-ci.» (p. 99) L’article aborde notamment l’influence de la famille dans l’engagement politique et citoyenne de ces jeunes.

Questions/Hypothèses :
Les auteurs tentent de répondre aux deux questions suivantes: «[e]xiste-t-il actuellement une tendance au désengagement politique et citoyen chez les jeunes comme le suggère leur faible taux de participation aux récentes élections? […] Dans un contexte de défiance vis-à-vis des structures politiques classiques, quels sont les espaces que les jeunes investissent pour former leur pensée politique et citoyenne?» (p. 95)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Les données de la littérature indiquent que les jeunes rejettent les formes traditionnelles de participation sociale et politique, mais ne se montrent pas désintéressés de l’action citoyenne. En effet, ils s’engagent en dehors des cadres formels, en participant notamment à des communautés de discours ou à des échanges de natures sociale et politique, au sein de la famille et avec leurs pairs. Ces espaces leur offrent l’occasion d’apprendre à exprimer et consolider leur position politique et citoyenne, tout en influençant celles des autres, dont celles de leurs parents.» (p. 95) Concernant le rôle de la famille dans l’expression politique des jeunes Québécois, la «socialisation familiale jouerait un rôle déterminant, les jeunes reconnaissant l’influence de leurs parents (comme modèles, initiateurs ou accompagnateurs) dans leur désir de s’engager et de participer aux affaires politiques […]. Toutefois, ce processus de socialisation politique n’est pas linéaire et les facteurs qui expliquent la diversité des rapports que les jeunes entretiennent au politique sont multiples. [Ainsi,] il ne s’agit pas de la reproduction fidèle d’une culture politique transmise d’une génération à l’autre, mais [plutôt] d’un processus où un sujet s’approprie et transforme les outils de cette culture (les savoirs, valeurs, répertoires d’actions) pour construire son propre rapport au politique. Le rôle que jouent les parents dans ce processus peut être positif comme négatif, certains jeunes développant leur intérêt pour la politique en réaction à l’indifférence de leurs parents pour cette question […]». (p. 106)