Le polyamour : exploration d’une réalité relationnelle

Le polyamour : exploration d’une réalité relationnelle

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Le polyamour : exploration d’une réalité relationnelles

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Référence bibliographique [20931]

Lévesque, Mathieu. 2019. «Le polyamour : exploration d’une réalité relationnelle». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]’objectif général de [cette] recherche consiste à explorer le “phénomène polyamoureux” pour en éclairer la méconnaissance.» (p. 21-22)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon est composé de 17 membres (dix hommes et sept femmes) de l’ancienne Association québécoise des polyamoureux.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Il ressort de [cette] analyse que la forme relationnelle polyamoureuse prend distance à la fois de l’amour romantique et convergent (relation pure), tout comme des notions d’éthos utilitaire et thérapeutique. Devant une certaine forme d’utilitarisme caractéristique des relations pouvant être rompues lorsqu’elles n’apportent plus suffisamment de bénéfices aux partenaires, les polys mettent de l’avant une conception des relations pouvant perdurer, paradoxalement, au-delà de la relation. Le partage de la sexualité et l’exclusivité amoureuse n’étant plus ce qui distingue la relation, le polyamour laisse entrevoir le potentiel d’une ouverture intime dont la profondeur appelle au dépassement de la rationalité instrumentale, notamment sous la forme d’une exploration réciproque sur le plan relationnel. Cette ouverture pouvant prendre de multiples formes est révélatrice des transformations de l’intimité contemporaine et ne se trouve pas en contradiction avec l’approfondissement du sens de l’individualité, pouvant même dans certains cas l’intensifier. Les vécus marginaux dont [les] répondant-es ont généreusement témoigné porte le paradoxe au coeur de l’intimité contemporaine. L’entremêlement de formes relationnelles/conceptuelles/expérientielles distinctes révélatrices de flou et d’incompréhension est riche en complexité. Devant le discours (mononormatif) plutôt rigide et monolithique soutenu par le sens commun au sujet de l’amour, [cette] recherche propose une ouverture des perspectives permettant de dresser un tableau de représentation moins homogène ou plus éclaté stimulant l’investigation scientifique.» (p. 191)