Proche aidance et conjugalité aux âges avancés : motivations et postures

Proche aidance et conjugalité aux âges avancés : motivations et postures

Proche aidance et conjugalité aux âges avancés : motivations et postures

Proche aidance et conjugalité aux âges avancés : motivations et posturess

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Référence bibliographique [20930]

Van Pevenage, Isabelle, Dauphinais, Chloé, Dupont, Didier et Bourgeois-Guérin, Valérie. 2020. «Proche aidance et conjugalité aux âges avancés : motivations et postures ». Gérontologie et société, vol. 42, no 161, p. 37-54.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cet article vise à comprendre les motifs avancés par des personnes âgées pour expliquer l’aide qu’ils apportent à leur conjoint malade au quotidien. La recherche analyse plus particulièrement les expériences de continuités conjugales et identitaires de ces dernières.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’analyse présentée dans cet article se fonde sur les résultats d’une recherche qualitative portant sur les identités respectives de “conjoint” et d’“aidant” chez des personnes âgées de 65 ans et plus. Ces personnes offrent du soutien au quotidien à un conjoint âgé avec lequel elles cohabitent et qui présente des problèmes de santé ou des incapacités. Le corpus est composé de 27 [entrevues] menés auprès de 20 femmes et 7 hommes. Les participants sont âgés entre 65 et 91 ans […] et résident tous dans la Grande Région de Montréal.» (p. 43-44)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats révèlent que «les motivations ancrées dans les continuités conjugales et identitaires participent pour une très grande part des postures identifiées [dans la recherche]. Cela se comprend d’autant mieux si l’on considère que, chez les personnes âgées, les sociabilités et les gestes d’aide s’expriment et se vivent d’abord, et plus qu’ailleurs, au sein du couple […]. Ensuite, on a pu observer que l’ancrage dans la continuité conjugale est très prononcé dans la posture assumée, qu’elle soit conditionnelle ou non, ainsi que dans la posture résignée. Le vécu du couple ainsi que son histoire y sont largement perçus comme étant heureux, et ce en dépit des difficultés rencontrées jour après jour. Ceci vient notamment appuyer les conclusions des recherches sur les aides aux parents âgés qui établissent un lien entre la conception positive du rôle de proche aidante et son inscription dans une continuité relationnelle […]. Pour la posture subie, les ancrages dans la continuité conjugale apparaissent plus faibles. Dans ces discours, l’engagement dans l’aide se soutient davantage de motivations qui relèvent d’une continuité identitaire. Dans certains cas, si les proches aidantes entretiennent à ce point leur engagement, si elles restent auprès de leur conjoint, ce n’est pas (ou plus) tant par amour, mais parce qu’elles endossent, malgré elles, un fort sentiment de responsabilité […].» (p. 50)