Un pour tous... et chacun pour soi : quand l’individu prend la place de la famille dans le cinéma québécois d’après 1960

Un pour tous... et chacun pour soi : quand l’individu prend la place de la famille dans le cinéma québécois d’après 1960

Un pour tous... et chacun pour soi : quand l’individu prend la place de la famille dans le cinéma québécois d’après 1960

Un pour tous... et chacun pour soi : quand l’individu prend la place de la famille dans le cinéma québécois d’après 1960s

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Référence bibliographique [20907]

Provost, Christine. 2017. «Un pour tous... et chacun pour soi : quand l’individu prend la place de la famille dans le cinéma québécois d’après 1960». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département des sciences humaines.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif principal de ce mémoire est d’analyser l’évolution de la représentation de l’enfant et de la famille québécoise dans les films réalisés après 1960. Indirectement, [...] le message que les cinéastes ont voulu passer aux spectateurs [est analysé].» (p. 2)

Questions/Hypothèses :
Le mémoire vise à répondre à la question suivante: «[c]omment les films québécois des années 1960 à 1990 reflètent-ils les transformations survenues dans la relation parent-enfant et adulte-enfant dans la famille québécoise? Et quels messages veulent passer aux spectateurs les réalisateurs de ces films?» (p. 14)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise un corpus composé des quatre films québécois suivants: «À Saint-Henri le cinq septembre, un documentaire réalisé par Hubert Aquin en 1962. [...] Les Vrais Perdants, un documentaire d’André Melançon réalisé en 1978. [...] Les Bons Débarras, un film de Francis Mankiewicz, sorti en 1980. [...] La Fête des rois, réalisé en 1994 par Marquise Lepage.» (p. 24) Les héros ou héroïnes de chacun de ces films sont âgés de 8 à 14 ans.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Les analyses cinématographiques révèlent que «la représentation de la famille et de la place des enfants en son sein a beaucoup évolué entre les années 1960 et la fin des années 1990. Passant du modèle “traditionnel” de cellule de base de la société dans laquelle chaque membre a un rôle bien défini et prédéfini, la famille devient un groupe d’individus réunis dans un projet de couple qui peut ne durer qu’un temps. À la fin du XXe siècle, autant les parents que les enfants se considèrent comme des unités distinctes plutôt que comme les membres d’une communauté indivisible. Dans les films des années 1980 et 1990, les parents prennent de moins en moins soin de leurs enfants jusqu’à les délaisser complètement, tout comme leurs responsabilités parentales. Les enfants deviennent en quelque sorte plus adultes que leurs propres parents.» (p. i) En outre, dans les «années 1960 et 1970, les enfants ne semblent pas avoir d’opinion ni de personnalité en propre. C’est du moins ce que les adultes des films tout comme certains cinéastes donnent à voir. Au contraire, dans le cinéma des années 1980 et 1990, les petits gagnent de plus en plus une voix et une personnalité bien à eux.» (p. ii)