Les politiques familiales du Québec évaluées à partir des trajectoires de revenus d’emploi des parents et des personnes sans enfant

Les politiques familiales du Québec évaluées à partir des trajectoires de revenus d’emploi des parents et des personnes sans enfant

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Les politiques familiales du Québec évaluées à partir des trajectoires de revenus d’emploi des parents et des personnes sans enfants

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Référence bibliographique [20892]

Connolly, Marie, Fontaine, Marie Mélanie et Haeck, Catherine. 2020. Les politiques familiales du Québec évaluées à partir des trajectoires de revenus d’emploi des parents et des personnes sans enfant. Montréal: CIRANO.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de cette étude est d’examiner l’impact des politiques familiales canadiennes et québécoises survenues à partir de 2001 sur l’écart salarial lié à la maternité. Plus particulièrement, [les auteures s’intéressent] à l’effet de l’extension des congés parentaux au niveau fédéral, ainsi que des services de garde à contribution réduite et de la bonification des congés parentaux au Québec, sur l’écart de salaire entre les mères et les femmes sans enfant.» (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Cette étude est basée sur l’Étude longitudinale et internationale des adultes (ELIA) de Statistique Canada, couplée à des fichiers administratifs historiques couvrant la période de 1982 à 2013.» (p. 1)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Au terme de leurs recherches, les auteures mentionnent notamment que «[l]es mères du Québec qui ont donné naissance à leur premier enfant en 2001 ou après ont des revenus d’emploi moindres que celles qui ont donné naissance à leur enfant avant 2001 […]. Cela peut s’expliquer par le fait qu’elles sont dorénavant plus nombreuses à s’absenter du marché du travail après la naissance. Le régime fédéral de 2001 a réduit les critères d’éligibilité au programme d’assurance emploi de 700 heures à 600. De plus, le RQAP [Régime québécois d’assurance parentale], mis en place en 2006, a augmenté de manière importante le pourcentage de mères éligibles à un congé payé en réduisant les critères et permettant aux travailleurs autonomes d’être assurés. Ainsi, un plus grand pourcentage de mères se sont absentées de leur emploi durant la première année, ce qui a eu un impact sur leurs revenus. En revanche, dès la deuxième année suivant la naissance, les revenus des mères deviennent supérieurs, quoique non statistiquement différents. Dès la cinquième année après la naissance, la différence entre le Québec post réforme et les autres groupes devient statistiquement significative, les mères ayant repris une partie des revenus perdus.» (p. 72-73)