La fécondité des natives et des immigrantes au Canada en 1911 : à l’intersection de deux transformations démographiques

La fécondité des natives et des immigrantes au Canada en 1911 : à l’intersection de deux transformations démographiques

La fécondité des natives et des immigrantes au Canada en 1911 : à l’intersection de deux transformations démographiques

La fécondité des natives et des immigrantes au Canada en 1911 : à l’intersection de deux transformations démographiquess

| Ajouter

Référence bibliographique [20891]

Cruz Cruz, Nallely Abigail. 2019. «La fécondité des natives et des immigrantes au Canada en 1911 : à l’intersection de deux transformations démographiques». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, Département de démographie.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de ce mémoire est d’analyser le comportement de fécondité maritale des immigrantes et des natives [du Canada] en 1911.» (p. 27)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les données utilisées sont les microdonnées des 5% de ménages du recensement de 1911 qui ont été constituées par le programme d’Infrastructure de Recherche sur le Canada au 20e siècle (IRCS-CCRI). [L’]échantillon retenu pour cette étude [est] constitué de 43 202 femmes, de 15 à 49 ans, mariées et dont l’époux est présent dans le ménage.» (p. 30)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Selon l’auteure, «[l]es analyses générales du rapport d’enfants par femme par province en 1901 et en 1911 ont montré que la fécondité effective maritale était la plus haute au Québec et la plus basse en Ontario et en Colombie-Britannique[.] Les tendances […] montrent [également] que les immigrantes présentaient une fécondité effective maritale légèrement inférieure aux natives: une différence de six points de pourcentage, au niveau national. Dans les provinces de l’est du Canada, les natives avaient, en moyenne, plus d’enfants de moins de 5 ans par femme en comparaison avec les étrangères[.] En Ontario, au Manitoba et en Colombie-Britannique, les écarts en faveur des natives sont plutôt modestes[.] Par contre, les immigrantes internationales ont une fécondité effective maritale supérieure aux natives en Saskatchewan (0,83) et en Alberta (0,87). Ces résultats montrent que dans les provinces de l’est et au Québec, la fécondité effective maritale des natives était plus élevée que celle des immigrantes, mais que dans les Prairies, à l’exception du Manitoba, c’était l’inverse. Ces résultats dévoilent un lien complexe entre le statut migratoire, la province de résidence et la fécondité effective.» (p. 74)