La judiciarisation des situations de violence familiale en contexte autochtone : l’expérience atikamekw

La judiciarisation des situations de violence familiale en contexte autochtone : l’expérience atikamekw

La judiciarisation des situations de violence familiale en contexte autochtone : l’expérience atikamekw

La judiciarisation des situations de violence familiale en contexte autochtone : l’expérience atikamekws

| Ajouter

Référence bibliographique [20888]

Barbeau-Leduc, Marie-Claude. 2017. «La judiciarisation des situations de violence familiale en contexte autochtone : l’expérience atikamekw». Dans , p. 44-53. Actes du colloque «9e Colloque étudiant du Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et la violence faite aux femmes (CRI-VIFF)» tenu à Montréal le 10 février 2017. Québec: Centre de recherche interdisciplinaire sur la violence familiale et violence faite aux femmes (CRI-VIFF), Coll. «Réflexions» no 26.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette «étude s’intéresse à l’expérience de personnes d’origine atikamekw inculpées, à celle de leur partenaire, de leur famille élargie, ainsi qu’à celle d’autres membres de la communauté lors de la judiciarisation des situations de violence familiale [VF]. Ce projet souhaite également cerner les besoins et les attentes des acteurs atikamekws envers la prise en charge des conflits familiaux, en explorant particulièrement leurs points de vue sur les approches alternatives qu’ils considèreraient efficaces et respectueuses de leur mode de vie, et qu’ils voudraient privilégier pour leur communauté.» (p. 44)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon comprend 20 entretiens individuels de type semi-dirigé réalisés avec des personnes d’origine atikamekw vivant à La Tuque, Manawan et Wemotaci ainsi que trois entretiens de groupes, soit deux groupes de femmes et un groupe d’hommes qui ont été effectués dans les communautés, en plus des interventions de leaders communautaires à l’occasion de l’assemblée annuelle du Conseil des Sages.» (p. 45)

Instrument :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Les résultats «soulignent l’intérêt des Atikamekws à développer leur propre système d’intervention dans les situations de VF. [Ainsi], il est nécessaire d’adapter ce système à leur rapport au temps différent des non autochtones. Les Atikamekws misent sur la réflexion et la prise de conscience des parties impliquées dans la VF: le principe de responsabilisation est central. Ceci sous-tend par ailleurs l’importance de respecter le rythme de chacun dans ce cheminement. Le développement de services d’aide pour les deux conjoints, et surtout pour les hommes, est essentiel. Le principe de réparation, notamment par la réconciliation (cérémonies et cercles de parole, médiation et pratiques de justice réparatrice) et l’importance du pardon, est aussi soulevé. De façon unanime, les Atikamekws soulignent le rapport intime qu’ils entretiennent avec leur langue et leur territoire, ce dernier étant envisagé comme un lieu idéal de guérison; la revitalisation des savoirs et pratiques atikamekws fait d’ailleurs partie intégrante des solutions proposées. De plus, ils considèrent que ce système doit reposer sur l’utilisation des institutions et des acteurs significatifs déjà actifs dans la communauté: une reconnaissance de l’apport indéniable des aînés, des aidants naturels partageant leur vécu et leur cheminement face à la VF, du Conseil des Sages, des familles elles-mêmes et de l’esprit communautaire.» (p. 50)