Être femme et immigrante : l’intégration socioéconomique des femmes en région nordique au Québec

Être femme et immigrante : l’intégration socioéconomique des femmes en région nordique au Québec

Être femme et immigrante : l’intégration socioéconomique des femmes en région nordique au Québec

Être femme et immigrante : l’intégration socioéconomique des femmes en région nordique au Québecs

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Référence bibliographique [20849]

Castro, Carol et Villeneuve, Patrick. 2019. «Être femme et immigrante : l’intégration socioéconomique des femmes en région nordique au Québec ». Service Social, vol. 65, no 1, p. 54-69.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude vise à analyser les facteurs qui favorisent ou entravent l’intégration socioéconomique des femmes immigrantes en région nordique.» (p. 63) Le fait d’être en couple ainsi que l’intégration sociale des enfants des participantes sont notamment discutés comme facteurs de protection dans cette étude.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«[L]’échantillon de cette étude est constitué de 13 femmes immigrantes d’âge actif qui […] habitent dans la région de l’Abitibi-Témiscamingue depuis plusieurs années.» (p. 59) Celles-ci habitent plus particulièrement la ville de Rouyn-Noranda.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«[L]es principaux facteurs qui semblent faciliter l’intégration de ces femmes se trouvent très souvent aux niveaux de l’ontosystème et du microsystème. […] Ainsi, nous avons observé que chez de nombreuses participantes [ces systèmes] auraient joué un rôle clé, notamment dans leur investissement dans l’étude de la langue. En effet, pour plusieurs participantes, l’important soutien procuré par le fait d’être en couple aurait été déterminant pour cet apprentissage. Plusieurs ont également souligné à quel point l’accès aux réseaux de leur partenaire avait constitué un important facteur de facilitation dans leur intégration. On peut donc penser que la présence du conjoint québécois, du réseau de sa famille élargie, ou bien d’un conjoint venu d’ailleurs mais bien intégré sur le marché du travail et connaissant bien la région, peut contribuer à faciliter l’intégration des immigrantes.» (p. 63) En outre, les «six répondantes qui avaient de jeunes enfants au moment de leur immigration disent qu’un des facteurs qui ont facilité leur processus d’intégration a été la tranquillité d’esprit apportée par le fait de voir leurs enfants bien s’adapter et se réaliser dans leur nouvelle vie à Rouyn-Noranda. […] Ces six femmes affirment qu’elles se sentent rassurées lorsque les enfants mènent une vie assez normale et que leur intégration à l’école se passe bien, malgré les difficultés linguistiques vécues à l’arrivée.» (p. 61)