La résilience chez les enfants âgés d’un à dix-huit ans victimes de négligence, d’abus physiques et sexuels

La résilience chez les enfants âgés d’un à dix-huit ans victimes de négligence, d’abus physiques et sexuels

La résilience chez les enfants âgés d’un à dix-huit ans victimes de négligence, d’abus physiques et sexuels

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les auteures ont réalisé «[u]ne méta-analyse des écrits publiés durant les 45 dernières années […] afin d’explorer l’association entre les différentes formes d’abus (négligence, abus physique et abus sexuel) et le développement socioémotionnel d’enfants de 0 à 18 ans.» (p. 424)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les auteures ont procédé à une recension de littérature sur le sujet. Au total, elles utilisent les échantillons de 37 articles provenant des bases de données suivantes: Cinhal, Embase, Medline et PsycInfo pour effectuer une méta-analyse.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Les résultats montrent «que les enfants victimes de négligence, d’abus physiques ou sexuels n’avaient pas un développement socioémotionnel moins optimal que les enfants non exposés à la maltraitance. Afifi et MacMillan (2011) mentionnent que certains enfants peuvent se développer adéquatement dans une sphère en particulier, mais avoir des difficultés de fonctionnement dans les autres domaines. De plus, certains facteurs de protection peuvent contribuer à optimiser le développement de l’enfant: une bonne estime de soi, un bon tempérament et de bonnes habiletés liées à la vie quotidienne […]. Le soutien du parent non abuseur lors des évènements ou encore le fait de vivre dans un environnement stable sont des éléments qui peuvent aussi contribuer à la résilience des enfants maltraités […].En raison des gestes posés ou de son inaction, le parent est susceptible de créer un trauma chez son enfant. Ce dernier, ne pouvant compter sur sa figure parentale pour surmonter son traumatisme, peut se tourner vers d’autres membres de son entourage qui favoriseront son processus de résilience, comme un intervenant, une éducatrice du milieu de garde ou un professeur. Ces personnes pourraient avoir fourni, aux enfants victimes de négligence, d’abus physiques et sexuels, les outils nécessaires pour surmonter leurs difficultés et ainsi avoir un développement qui n’est pas moins optimal que ceux n’ayant pas été exposés à la maltraitance.» (p. 425)