Les processus freinant ou favorisant la reconnaissance sociale des mères dont l’enfant est placé jusqu’à sa majorité en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ)

Les processus freinant ou favorisant la reconnaissance sociale des mères dont l’enfant est placé jusqu’à sa majorité en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ)

Les processus freinant ou favorisant la reconnaissance sociale des mères dont l’enfant est placé jusqu’à sa majorité en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ)

Les processus freinant ou favorisant la reconnaissance sociale des mères dont l’enfant est placé jusqu’à sa majorité en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ)s

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Référence bibliographique [20766]

Noël, Julie. 2018. «Les processus freinant ou favorisant la reconnaissance sociale des mères dont l’enfant est placé jusqu’à sa majorité en vertu de la Loi sur la protection de la jeunesse (LPJ)». Thèse de doctorat, Québec, Université Laval, École de travail social.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cette «thèse examine les processus qui freinent ou favorisent la reconnaissance sociale des mères dont l’enfant est placé jusqu’à sa majorité.» (p. 7)

Questions/Hypothèses :
L’auteure tente de «répondre aux deux questions de recherche suivantes: […] depuis la naissance de l’enfant, quelles sont les expériences de reconnaissance et de déni de reconnaissance décrites par les mères au sein des relations primaires, juridiques et des communautés de valeurs? […] Comment ces expériences influencent-elles le rapport à soi et leur identité?» (p. 7)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La population à l’étude est composée de mères biologiques d’un enfant placé jusqu’à sa majorité en vertu de la LPJ [Loi sur la protection de la jeunesse].» (p. 65) Au total, quatorze mères âgées de 21 à 41 ans ont été rencontrées.

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats montrent que l’intensité de la souffrance serait liée au fait que ce n’est pas seulement l’identité de mère qui est affectée par le placement de l’enfant, mais leur perception à l’égard de leur propre valeur comme être humain. Cette atteinte au rapport à soi a pour effet que certaines vont déployer diverses stratégies pour préserver une image positive d’elles-mêmes en luttant pour leur reconnaissance, alors que d’autres situations montrent plutôt que des mères vont abdiquer, des situations où le vécu d’injustice ne se transforment plus en expérience de l’injustice. La typologie présentant les processus de développement et de lésion du rapport à soi a montré que différentes conditions viennent favoriser la lutte pour la reconnaissance et d’autres qui au contraire l’entravent. On observe qu’il n’y aurait pas une expérience de déni de reconnaissance qui serait plus déterminante, même si les expériences qui menacent l’intégrité physique et psychologique sont celles qui induisent le plus d’incapacité à lutter pour la reconnaissance. La thèse tend plutôt à démontrer que le cumul des expériences de reconnaissance ou de déni de reconnaissance serait un meilleur indicateur de la capacité ou non de la personne à transformer le vécu de l’injustice en expérience de l’injustice.» (p. 193-194)