Maltraitance durant l’enfance et régulation de la tristesse et de la peur à l’âge adulte : une analyse qualitative

Maltraitance durant l’enfance et régulation de la tristesse et de la peur à l’âge adulte : une analyse qualitative

Maltraitance durant l’enfance et régulation de la tristesse et de la peur à l’âge adulte : une analyse qualitative

Maltraitance durant l’enfance et régulation de la tristesse et de la peur à l’âge adulte : une analyse qualitatives

| Ajouter

Référence bibliographique [20689]

Chouinard, Rachel. 2016. «Maltraitance durant l’enfance et régulation de la tristesse et de la peur à l’âge adulte : une analyse qualitative». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Les deux études qui constituent cette thèse visent à [...] obtenir un portrait qualitatif précis de la régulation émotionnelle chez les femmes adultes ayant vécu de la maltraitance durant l’enfance et à [...] décrire plus spécifiquement la régulation de la tristesse et de la peur en lien avec la maltraitance, deux émotions particulièrement difficiles à vivre et plus souvent évitées.» (p. i)

Questions/Hypothèses :
«La question de recherche générale qui sert de guide à [la première] étude est la suivante: “Comment peut-on décrire l’expérience de la tristesse et les stratégies de régulation de la tristesse chez les femmes ayant vécu de la maltraitance durant l’enfance en comparaison avec des femmes n’en rapportant pas?”» (p. 27) D’autre part, «[l]a question de recherche qui guide [la seconde] étude est la suivante: “Comment peut-on décrire la régulation de la peur chez des femmes rapportant des expériences [de] maltraitance durant l’enfance en comparaison avec des femmes n’en rapportant pas?”» (p. 83)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon de la première étude est constitué de 24 femmes étudiant au baccalauréat en psychologie à l’Université de Montréal. Parmi celles-ci, douze participantes ont été sélectionnées pour le groupe normatif (moyenne d’âge de 20,6 ans) et douze participantes ont été choisies pour le groupe sur la maltraitance (moyenne d’âge de 26,9 ans). Ces participantes ont été recrutées par l’auteure. L’échantillon de la seconde étude provient d’une étude plus large réalisée à l’Université de Montréal. Il est également constitué de douze participantes pour le groupe normatif (moyenne d’âge de 24,5 ans) et de douze participantes pour le groupe ayant subi de la maltraitance durant l’enfance (moyenne d’âge de 20,1 ans).

Instruments :
-Questionnaire
-Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse statistique
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats des deux études permettent […] de dresser un portrait éclairant de la régulation émotionnelle “à chaud” chez des femmes ayant vécu des expériences de maltraitance [durant l’enfance] et de décrire les déficits de régulation propres à la tristesse et à la peur. Des pistes d’intervention et des réflexions cliniques découlant des résultats obtenus sont discutées.» (p. ii) «De manière générale, les résultats de la première étude nous indiquent que la tristesse apparait moins bien régulée pour les femmes ayant vécu de la maltraitance et que cette émotion se situe dans l’expérience émotionnelle soit à un niveau minimisé, soit à un niveau envahissant. Plusieurs attitudes négatives face à cette émotion ressortent du discours des femmes ayant vécu de la maltraitance, alors que les femmes du groupe normatif présentent un vécu et des attitudes plus nuancés face à cette émotion. Globalement, dans la deuxième étude, la peur ressort comme une émotion vécue dans le registre de la psychopathologie et à travers la somatisation dans le groupe rapportant de la maltraitance, alors que le groupe normatif présente une expérience plus détachée face à cette émotion.» (p. i)