‪Immigration et morphologie des parcours scolaires dans l’enseignement supérieur au Canada : le cas de la province de Québec‪

‪Immigration et morphologie des parcours scolaires dans l’enseignement supérieur au Canada : le cas de la province de Québec‪

‪Immigration et morphologie des parcours scolaires dans l’enseignement supérieur au Canada : le cas de la province de Québec‪

‪Immigration et morphologie des parcours scolaires dans l’enseignement supérieur au Canada : le cas de la province de Québec‪s

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Référence bibliographique [20607]

Kamanzi, Pierre Canisius, Magnan, Marie-Odile, Pilote, Annie et Doray, Pierre. 2018. «‪Immigration et morphologie des parcours scolaires dans l’enseignement supérieur au Canada : le cas de la province de Québec‪ ». Revue Européenne des Migrations Internationales, vol. 34, no 2, p. 253-277.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de cette étude [est] de décrire et analyser la morphologie des parcours des jeunes Québécois issus des familles immigrantes dans l’enseignement supérieur, ainsi que les facteurs qui contribuent à leur structuration.» (p. 270)

Questions/Hypothèses :
L’hypothèse initiale de cet article «est que ces parcours varient en fonction de l’origine géographique des parents.» (p. 270)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La plupart des données utilisées dans cet article ont été fournies par le ministère de l’Éducation du Québec à partir du fichier des données administratives. [L’échantillon final est] composé de 20 387 élèves/ étudiants, dont 5 334 (26 %) ont au moins un parent immigrant de première génération, c’est-à-dire né à l’étranger.» (p. 261) Tous ces participants proviennent de la région de Montréal.

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Les résultats de cet article montrent qu’il «existe des disparités importantes parmi les étudiants issus de l’immigration eux-mêmes selon l’origine géographique de leurs parents […].» (p. 271) «Cette étude montre qu’au Québec, les élèves issus de l’immigration poursuivent les études supérieures dans une proportion égale, voire plus élevée que ceux dont les parents sont nés au Canada. [C]et accès accru des immigrants à l’enseignement supérieur a été attribué aux politiques d’immigration canadiennes. [Concernant le rôle de la famille, les auteurs constatent] que les immigrants plus scolarisés assurent un meilleur encadrement des études à leurs enfants […], leur transmettent des dispositions stratégiques qui favorisent la réussite et la persévérance scolaire et modulent vers le haut les aspirations scolaires et professionnelles […].» (p. 268) Ils soutiennent que pour «plusieurs familles immigrantes, la scolarisation de leurs enfants constitue presque le seul moyen d’envisager une intégration sociale dans le pays de destination et même une mobilité sociale qui leur permettra de recouvrer leur statut socioéconomique antérieur à l’immigration […]. [Dans ce contexte, l’accès] à l’enseignement supérieur et à ses diplômes constitue une stratégie privilégiée pour atteindre cet objectif, [et] les parents scolarisés sont mieux outillés pour structurer le parcours scolaire de leurs enfants […].» (p. 257)