Les pratiques professionnelles des experts en matière de garde et de droits d’accès

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Les pratiques professionnelles des experts en matière de garde et de droits d’accès

Les pratiques professionnelles des experts en matière de garde et de droits d’accèss

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Référence bibliographique [20539]

Blanchet, Jennifer et Poitras, Karine. 2018. «Les pratiques professionnelles des experts en matière de garde et de droits d’accès ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 39, no 3, p. 27-49.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]a présente étude vise à documenter les pratiques des experts québécois, soit les méthodes et procédures d’évaluation qu’ils utilisent dans la réalisation d’un mandat d’expertise en matière de garde et de droits d’accès, tout en considérant l’influence de leur appartenance professionnelle sur celles-ci.» (p. 29)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon […] est composé de 53 professionnels, soit 25 psychologues et 28 travailleurs sociaux.» (p. 30) Ceux-ci ont effectué au moins au mandat d’expertise en matière de garde et de droit d’accès durant les cinq années avant l’étude.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«D’abord, les participants sont majoritairement des femmes, ce qui paraît représentatif de la population générale puisque les femmes représentent les trois quarts des professionnels du secteur des sciences sociales […]. Ils cumulent plus de dix années d’expérience, ont effectué un grand nombre de mandats d’expertises et font de l’expertise leur principale activité professionnelle. […] Cependant, la présence limitée de psychologues dans les services d’expertise psychosociale apparaît questionnable puisque les situations familiales hautement conflictuelles impliquent souvent des problématiques au plan de la santé mentale pour lesquelles l’apport des psychologues semble incontournable. [Par ailleurs,] certaines pratiques telles les entretiens individuels auprès d’une tierce partie ou du nouveau conjoint, les entretiens auprès des enfants ou des parents ensemble, la visite à domicile, la lecture de documents personnels et l’usage de tests psychométriques ne sont pas utilisées par la totalité des experts dans la réalisation de leurs mandats d’expertise. Il est probable que divers facteurs influencent l’usage de ces pratiques, notamment l’âge de l’enfant, les informations à recueillir et la profession de l’expert. En ce sens, l’implication d’enfants en bas âge dans le litige pourrait amener l’expert à écarter l’entretien individuel alors que la visite au domicile familial pourrait être privilégiée lorsque l’enfant est plus jeune, que l’observation des interactions parent-enfant en milieu naturel est jugée judicieuse ou que des questionnements quant à la qualité du milieu physique sont présents.» (p. 38-39)