« Il faut toujours être là. » Analyse du travail parental en contexte d’autisme

« Il faut toujours être là. » Analyse du travail parental en contexte d’autisme

« Il faut toujours être là. » Analyse du travail parental en contexte d’autisme

« Il faut toujours être là. » Analyse du travail parental en contexte d’autismes

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Référence bibliographique [20466]

Des Rivières-Pigeon, Catherine et Courcy, Isabelle. 2017. «« Il faut toujours être là. » Analyse du travail parental en contexte d’autisme ». Enfances, Familles, Générations, no 28, p. 1-20.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article présente une analyse exhaustive et approfondie du travail domestique et de soin réalisé par des parents d’enfant ayant un TSA et vivant au Québec.» (parag. 7)

Questions/Hypothèses :
L’article «vise à répondre à la question suivante: quelles tâches ces parents sont-ils appelés à effectuer pour répondre aux besoins spéciaux de leur enfant?» (parag. 7)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Nous avons rencontré 13 femmes et 9 hommes (8 pères et un conjoint) entre les mois de mai 2013 et de février 2014, pour un total de 42 entrevues.» (parag. 9) Parmi les familles rencontrées, «huit résidaient en banlieue de Montréal (Rive-Nord et Rive-Sud), deux sur l’île de Montréal, deux en Montérégie et deux dans les régions de l’Estrie et de la Capitale-Nationale.» (parag. 10)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«[N]ous avons d’abord pu constater que le caractère exigeant de ce travail est lié à sa constance et son exigence d’une disponibilité de tout [sic] les instants. Il n’est pas circonscrit dans le temps: comme il s’avère quotidien, ce travail n’est jamais terminé. Les soucis liés à la surveillance de l’enfant et à la préoccupation de faire de chacun des moments passés auprès de lui un moment d’apprentissage et de développement de son autonomie ont notamment révélé l’ampleur de la charge cognitive sous-jacente à ce travail “qui n’arrête jamais”. […] Par ailleurs, au-delà de cette responsabilité “morale” de prendre soin, qui tend à être socialement naturalisée dans le contexte de la parentalité, les résultats de la présente recherche démontrent que la démarche des parents suit également une logique d’efficience. En effet, si la réalisation de ce travail complexe, intriqué et spécialisé n’est que peu remis en cause par les parents, c’est qu’elle permet, à terme, d’éviter une surcharge de travail et d’espérer une vie familiale plus agréable et moins exigeante. Par exemple, si le fait de trouver une routine efficace pour mettre l’enfant au lit permet à toute la famille de mieux dormir, il s’agit d’une économie de temps et de travail à long terme pour les parents dont toute la famille bénéficie.» (parag. 51-52)