Les déclencheurs du suicide chez les Atikamekw et les Anishnabek

Les déclencheurs du suicide chez les Atikamekw et les Anishnabek

Les déclencheurs du suicide chez les Atikamekw et les Anishnabek

Les déclencheurs du suicide chez les Atikamekw et les Anishnabeks

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Cet article vise à analyser la façon dont deux communautés autochtones du Québec font face à des facteurs de risque et à des déclencheurs liés au suicide.

2. Méthode


Des entrevues et une observation participante ont été effectuées dans les communautés autochtones, soit chez les Atikamekw de Manawan et les Anishnabek du Lac Simon. La taille des échantillons n’est pas spécifiée dans le texte.

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Il ressort des analyses que «le suicide en général est mis en relation avec des événements marquants de façon négative dans l’histoire de vie d’un individu, par exemple un historique de violence physique, le décès d’un conjoint, l’alcoolisme, une séparation ou des maladies.» (p. 83) Par ailleurs, le «manque d’affection, soit par rapport à la conjointe ou au conjoint ou par rapport aux parents, est un aspect souvent évoqué par certaines personnes qui ont passé à l’acte ou qui se sont montrées préoccupées par rapport à une rupture ou à l’absence de liens d’amour. Pour ceux qui lient le comportement suicidaire au manque d’affection, la communication semble être la clé de voûte pour une bonne relation familiale. Le manque de communication se définirait par une incapacité à partager les désirs, les craintes, les espoirs ou les projets d’avenir. En plus de ce manque de communication, ces personnes évoquent la crainte ressentie par plusieurs à l’effet que l’expression de sentiments intérieurs devienne une source d’humiliation, de rejet social ou familial.» (p. 78) En faisant écho au système des pensionnats, qui ont créé une rupture dans la transmission des valeurs traditionnelles aux générations subséquentes, «les répondants sont aussi persuadés que cette perte culturelle a pu entraîner la consommation excessive d’alcool et de drogues ou amener au suicide. La perte des habiletés parentales et les carences affectives jouent aussi un rôle majeur dans les explications.» (p. 80)